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L’après-Bataclan

Paris

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Les villes touristiques sont ­malheureusement les cibles ­préférées des terroristes islamistes. L’Égypte et la Tunisie en savent quelque chose... Bruxelles, Paris et Nice aussi.

Ce que je vais dire là peut paraître ­indélicat, mais pour le voyageur au ­budget serré, cette situation a du bon. De nombreux jeunes, qui n’auraient jamais eu les moyens de visiter les grands ­hôtels du Caire il y a 15 ans, le peuvent désormais; les prix ont chuté. À Nice et à Paris, les prix ont légèrement baissé ­également. ­Cela, malheureusement, ­couronne l’effort des islamistes dont le but est non seulement de tuer un ­maximum d’innocents pour semer ­l’effroi, mais de porter un coup à ­l’économie.

Malgré tout, Paris sera toujours cette ville qui crée l’envie, chez n’importe quel ­citoyen du monde, de voir ses charmes. La vie d’un grand voyageur ne serait pas complète sans une visite de Paris. «Voir Paris et puis mourir» est une expression juste, pour d’innombrables humains.

Les séquelles de l’attentat

Lorsque je suis retourné à Paris après les attentats du vendredi 13 novembre 2015 au Bataclan, les séquelles sécuritaires de l’événement étaient évidentes. Surtout dans les lieux intensément ­touristiques comme les Invalides ou la tour Eiffel, policiers et militaires ­patrouillaient. Sont-ils là pour intimider d’éventuels assassins fanatisés par ­l’islam ou pour rassurer la population? On dépense une fortune pour ces ­effectifs... puis le terrorisme frappe ailleurs. Dans ce sens, Ben Laden a beau être mort, il a quand même gagné; ­imaginez les milliards de dollars investis (et gaspillés) dans la sécurité en raison de la menace.

C’était bien la première fois qu’à Paris, je prenais un grand nombre de photos de gendarmes ou militaires représentatifs de la période de l’après-Bataclan. Il n’y a pas si longtemps, les policiers parisiens, détendus et sympathiques, se prêtaient volontiers au jeu des photos. Je lançais «Souriez, monsieur l’agent!», et le policier posait, avant de me souhaiter une bonne journée. Eh bien, pour les photos que vous voyez ici, il m’a fallu agir à la ­dérobée... parce que c’était interdit! Une agente est venue m’avertir que je risquais de me faire arrêter si je continuais de braquer ma lentille vers ses collègues.