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Les 65 ans coupés: les riches gratifiés

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Deux poids deux mesures. Une personne à revenu faible ou modeste qui a 65 ans en 2016 se fait couper un crédit d’impôt alors qu’une personne gagnant plus de 135 000 $ se fait offrir un généreux cadeau fiscal.

Explication.

D’une part, le gouvernement Couillard a décalé à 70 ans l’admissibilité au crédit d’impôt de 497 $ qui était accessible à compter de 65 ans aux personnes à modeste revenu familial de 33 000 $ ou moins. Les gens visés par cette mesure, soit tous ceux nés à partir de 1951, vont perdre 300 millions de dollars lors des cinq prochaines années.

D’autre part, le même gouvernement libéral offre un cadeau fiscal de 800 $ aux gens qui gagnent un revenu de 135 060 $ ou plus.

TAXE SANTÉ

L’objet de ce cadeau aux «riches» du Québec? Lorsqu’il a constaté en septembre dernier qu’il avait engrangé un énorme surplus budgétaire après seulement six mois, le gouvernement Couillard a décidé de devancer l’abolition de la «taxe santé».

Ainsi, lors de sa mise à jour économique d’octobre dernier, il a annoncé l’abolition complète de la «taxe santé» dès le 1er janvier 2017.

Cela représente un cadeau fiscal de 253 millions de dollars pour l’année 2017.

Les grands bénéficiaires de la décision du gouvernement de devancer de deux années l’abolition de la «taxe santé», ce sont les 148 782 contribuables qui gagnent plus de 135 060 $. Chacun d’eux économise 800 $. Ils vont ainsi se partager un «cadeau fiscal» de 119 millions de dollars.

Les autres contribuables qui profitent de l’abolition immédiate de la contribution santé, ce sont les 2,2 millions de contribuables gagnant de 41 560 $ à 135 060 $. Dans leur cas, le «cadeau fiscal» se limite à 70 $ chacun!

UN RECUL ?

Pourquoi rappeler ce cadeau de 800 $ à nos «riches» contribuables?

Tout simplement pour démontrer que le gouvernement Couillard a les moyens de revenir sur sa décision de couper les vivres aux personnes de

65 ans nées à partir de 1951.

Outre le PQ et la CAQ, cinq groupes de défense des retraités et personnes âgées ont «exigé» hier du gouvernement Couillard de reculer «sur sa regrettable» décision.

Mais pour le premier ministre Philippe Couillard et son ministre des Finances Carlos Leitao, il n’en est pas question.

Je les invite quand même à lire les 1052 commentaires que les lecteurs du Journal leur ont adressés à la suite de mes deux chroniques de samedi «300 millions de moins pour les 65 ans» et mardi «La colère des 65 ans». Lesquelles chroniques ont fait l’objet de 51 800 partages sur Facebook.