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À son tour, la SQ va réviser les plaintes pour agressions sexuelles rejetées

Bloc SQ Sûreté du Québec
Photo d'archives

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Après la Gendarmerie royale du Canada et la police provinciale de l’Ontario, c’est au tour de la Sûreté du Québec (SQ) d’annoncer qu’elle va rouvrir des dossiers de plaintes pour agressions sexuelles qui ont déjà été jugés non fondés.

Selon le Globe and Mail, qui a découvert au terme d’une longue enquête qu’environ une plainte sur cinq (19 %) concernant un crime sexuel est rejetée au Canada, la SQ a jugé non fondés 21 % des cas qu’elle a examinés sur une période de cinq ans conclue en 2014.

Ce taux est plus élevé que la moyenne des corps policiers québécois, qui s’élève à 17 %.

Le ministre de la Sécurité publique du Québec, Martin Coiteux, a confirmé au Globe que son ministère allait analyser les méthodes d’enquête de la SQ et de plusieurs corps de police municipaux. «Nous sommes sensibles à la question du traitement des cas d’agression sexuelle et nous voulons nous assurer que nous suivons les meilleures pratiques», a indiqué le ministre Coiteux.

Le porte-parole en chef de la SQ, Guy Lapointe, a affirmé au quotidien torontois que la police provinciale «prend au sérieux» cette révision. Il n’a toutefois pas indiqué combien de dossiers pourraient être rouverts ni combien de temps l’enquête va durer.

Dans son enquête, le Globe a découvert d’importantes disparités sur le traitement réservé aux plaintes pour agression sexuelle. Cent quinze corps policiers en ont rejeté au moins une sur trois, tandis que la police de Winnipeg n’en a écarté que 2 %.

La police de Montréal, de son côté, affiche un taux de rejet de 18 %, légèrement inférieur à la moyenne nationale.