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Écotourisme et tourisme rural au Nicaragua

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MASAYA, Nicaragua | Volcans, lagunes, rivières, forêts tropicales, marécages, plages, plantations, animaux exotiques, forêts nuageuses: le Nicaragua est un véritable petit paradis pour les amateurs d’écotourisme.

Qu’on s’y rende pour défier les volcans ou se détendre en pleine nature, on fait assurément des rencontres inspirantes dans ce pays dont le nom signifie, avec justesse, «terre de lacs et de volcans».

Au centre écotouristique Flor de ­Pochote, dans la communauté de Pochote située à une trentaine de kilomètres de Masaya, le superbe domaine de Rosario et de son mari danois Ove nous a ouvert toutes grandes ses portes. Celles de ses jolies cabanes en bois en pleine forêt, puis celle de son bâtiment principal offrant un point de vue saisissant sur la lagune et le volcan Masaya, dans l’ouest du pays.

Se faisant un devoir de n’employer que des gens de la communauté (qui compte 3000 habitants), Flor de Pochote attire plusieurs Nicaraguayens avides de ­détente, de baignade et de balades en ­forêt. Arbres minutieusement plantés et entretenus par Ove, plantations de ­bananes, jardins, fleurs et cactus ­parsèment le terrain de neuf hectares proposant un parcours de tyrolienne et de descente de parois rocheuses en rappel.

La nature et les gens

En compagnie d’un jeune guide ­nicaraguayen, notre randonnée jusqu’à la lagune Masaya s’est avérée à la fois ­historique et captivante. Tout comme la découverte des célèbres pueblos ­blancos: Masatepe, reconnue pour ses meubles tissés­­ à la main; Catarina, ­surnommée «ville des sorcières»; San Juan de Oriente et ses ateliers de poterie célébrant la technique précolombienne; et Masaya, où se trouve le plus célèbre ­marché artisanal du pays.

À la coopérative de la communauté, ce sont des travailleurs aux mains fortes et aux yeux souriants qui nous ont ­accueillis. Des experts en foresterie et en agriculture partageant leur passion, les deux pieds dans leurs plantations de ­haricots, de fruits et de maïs.

L’un des moments forts de ce voyage au Nicaragua reste la (courte) promenade au clair de lune dans le parc national du ­volcan Masaya. Et le spectacle de la lave orangée dansant dans la pénombre, au creux d’un immense cratère.

Vivre à la nicaraguayenne

C’est en habitant avec la famille Cruz, membre de l’association communautaire de La Puesta del Sol, dans la commu­nauté de La Paloma, que la notion de tourisme rural a pris pour nous tout son sens.

Sur l’île d’Ometepe, dressée en plein cœur du lac Nicaragua, La Puesta del Sol propose, depuis plus d’une dizaine ­d’années, une formule de séjours en ­famille. De précieux moments misant sur l’apprentissage de la langue (l’espagnol), la découverte de la culture et de ­l’agriculture nicaraguayennes, ainsi que la rencontre de femmes pour la plupart natives de la communauté.

Menée par Daniela, une gentille ­Nicaraguayenne-Québécoise, l’association offre tout un éventail d’activités aux ­voyageurs: vélo, kayak, équitation, ­ateliers de danse, cours de cuisine en ­famille, massages, balades en compagnie de guides locaux, randonnées sur les ­volcans (dont le redoutable volcan Concepcion) ou jusqu’à la chute San ­Ramon, tour de l’île à motocyclette (un ­incontournable) et moments de repos à la plage Santo Domingo.

Ici, les liens avec le Québec sont forts. Le mari de Daniela étant québécois, plusieurs écoles de la Belle Province se rendent sur place afin d’aider la communauté ­(éducation à l’environnement, nettoyage, construction, réparation) tout en vivant une immersion culturelle unique.

En compagnie de notre «maman» Odalis et de quelques femmes de la communauté, nous avons pris part à la cueillette ­d’hibiscus dans l’un des champs voisins du centre communautaire. Un plongeon dans la vie nicaraguayenne à partager une tâche essentielle et de petits ­moments uniques.

Voyager avec Village Monde

Les hébergements et communautés que nous avons visités au Nicaragua font partie de Village Monde. Village Monde est une ­entreprise d’innovation ­sociale ayant comme ­objectif de favoriser l’essor d’un nouveau mode de voyage; un voyage participant aux retombées dans des villages éloignés. Son mandat est d’aider des communautés aux quatre coins du globe à structurer et à améliorer leurs offres afin de mieux se commercialiser. Le moyen proposé? La création d’une ­plate-forme collaborative ­mettant en lien les ­voyageurs et divers hébergements classés sous trois étiquettes: très rustique, villageois (un compromis entre le confort d’ici et les conditions de vie locales) et confort. Pour en savoir plus ou pour trouver un ­hébergement: ­ villagemonde.com.

À ne pas ­manquer dans l’ouest du ­Nicaragua

  • Près de la ville de ­Granada: la randonnée guidée dans la forêt nuageuse de la réserve naturelle du volcan Mombacho, le ­cinquième plus haut volcan au Nicaragua.
  • Près de la ville de Leon: la petite croisière sur la rivière et dans la forêt de mangroves de la réserve naturelle Isla Juan Venado. Puis l’émouvante mise à l’eau des bébés ­tortues dans le ­Pacifique au coucher du soleil.
  • Bon à savoir: Air ­Transat propose des vols directs de ­Montréal à Managua (ouest du Nicaragua) tous les lundis ­jusqu’au 13 mars 2017. ­www.airtransat.com