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L'ambassadeur russe aux Nations unies, Vitali Tchourkine, « meurt subitement » à New York

Tchourkine a déjà été ambassadeur au Canada

Vitali Tchourkine
AFP Vitali Tchourkine

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L’ambassadeur russe aux Nations unies, Vitali Tchourkine, en première ligne ces dernières années pour défendre la politique de Moscou notamment en Ukraine et en Syrie, est mort subitement à New York lundi.

Le diplomate, qui devait avoir 65 ans mardi, a eu un malaise alors qu’il se trouvait dans les locaux de la représentation russe auprès des Nations unies et a été transporté en urgence dans un hôpital de Manhattan, souffrant apparemment de problèmes cardiaques, ont indiqué des sources diplomatiques.

Le ministère russe des Affaires étrangères, depuis Moscou, a fait part de son décès dans un communiqué.

Le ministre des Affaires étrangères de Russie, Sergeï Lavrov et Tchourkine
AFP/TIMOTHY A. CLARY
Le ministre des Affaires étrangères de Russie, Sergeï Lavrov et Tchourkine

 

«Le représentant permanent de la Russie aux Nations unies, Vitali Tchourkine, est mort soudainement à New York le 20 février», a annoncé le ministère.

Le président Vladimir Poutine a rendu hommage à Vitali Tchourkine dont il «appréciait au plus haut point le professionnalisme et le talent diplomatique», a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, cité par l’agence Interfax.

Les diplomates qui tenaient une réunion au siège des Nations unies à New York ont observé une minute de silence à l’annonce de la mort de leur collègue russe.

Le porte-parole de l’ONU, Farhan Haq, qui a été informé lors d’un briefing à la mi-journée, a présenté ses condoléances, soulignant combien l’ambassadeur russe avait été au siège des Nations unies ces dernières années une «présence régulière».

Vitali Tchourkine, un diplomate de carrière formé à l’époque soviétique, avait été nommé à ce poste en 2006, deux ans après que l’actuel ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, l’avait quitté. Il avait précédemment travaillé au ministère des Affaires étrangères à Moscou, avait été ambassadeur au Canada, en Belgique et représentant spécial russe aux négociations sur l’ex-Yougoslavie (1992-94).

Tchourkine, le 31 décembre 2016.
AFP/KENA BETANCUR
Tchourkine, le 31 décembre 2016.

 

Ces dernières années, les relations entre la Russie et les Occidentaux se sont progressivement tendues, la défiance culminant avec la crise ukrainienne début 2014 puis l’intervention russe en Syrie.

La Russie a notamment eu recours à six reprises à son droit de veto au Conseil de sécurité pour bloquer des résolutions sur la Syrie.

L’ancienne ambassadrice américaine à l’ONU, Samantha Power, avec laquelle Vitali Tchourkine avait notamment eu des échanges très vifs sur la Syrie, a néanmoins écrit sur Twitter être «effondrée» en apprenant son décès, et a salué un «maestro de la diplomatie».

L’ambassadeur français, François Delattre, s’est dit «profondément attristé», rendant hommage à un «exceptionnel représentant de la Russie aux Nations Unies».