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Coup sous la ceinture

La police menace d’annuler un programme prévu au Casino

Kick-boxing
Photo courtoisie Le programme de kick-boxing prévu dimanche au Casino de Montréal pourrait ne pas avoir lieu.

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Le programme de kick-boxing amateur prévu dimanche au Casino de Montréal est en péril en raison d’un imbroglio avec le Service de police de la Ville de Montréal.

Le SPVM soutient que ce sport de combat est illégal au Québec, ce que contestent les promoteurs, les frères Victor et Jean-Yves Thériault – champion du monde des poids moyens dans les années 1980 – et leur partenaire chargé de la télédiffusion, France Corbeil.

Pourtant, le kick-boxing amateur est homologué par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport depuis 1990.

Les combats sont tenus sous la supervision de la Corporation de kick-boxing amateur du Québec (CKBAQ), organisme ayant vu le jour en 1988, et qui reçoit des ­subventions du ministère.

Versions divergentes

Le SPVM, par la voix de l’agent Gilles Bouchard, qui est assigné au dossier, invoque pour son intervention l’article 83 du Code criminel concernant les «combats concertés», en vigueur depuis 2013.

Or, dans une lettre datée du 4 février 2014 adressée à Pierre ­Breton, président de la CKBAQ, le Directeur des poursuites et criminelles et pénales du Québec affirme que la réglementation des combats relevant de son organisation est conforme aux modifications ayant été apportées à l’article du Code criminel en question.

Où est passé le décret ?

C’est ici qu’il y a une zone grise.

«Le SPVM n’a pas reçu le décret du gouvernement du Québec attestant la légalité du kick-boxing, indique Jean-Yves ­Thériault.

«Je ne peux donc pas blâmer la police pour ça. Ce qui est difficile à digérer, c’est que la CKBAQ et notre maison de promotions ­(Aisudan) suivent à la lettre les règlements prescrits par le ­gouvernement.

«Le ministère subventionne la CKBAQ depuis sept ans. Je me suis associé à la corporation parce qu’elle a une structure et des règlements.

«On a des assurances pour nos combattants et on prend toutes les mesures appropriées pour leur permettre de pratiquer leur sport dans un cadre sécuritaire.»

Les coups sous la ceinture ne sont pas permis et les participants portent des casques comme ceux utilisés dans la boxe amateur.

Appel en haut lieu

L’ordonnance servie par le SPVM fait suite à une plainte qui pourrait avoir été déposée par des promoteurs d’un autre sport de combat ne possédant pas une approbation gouvernementale.

Les promoteurs ont demandé l’intervention du sous-ministre du ministère concerné, Robert Bédard.

Le maire Denis Coderre, qui possède ses entrées dans le milieu à titre d’ancien ministre des Sports à Ottawa, aurait été saisi de l’affaire.

Il reste peu de temps pour trouver une solution au litige, alors que plus de 600 billets ont été vendus pour le programme de ­dimanche.