/weekend
Navigation

Le retour du Peter Peter prodigue

En critiques cette semaine: David Bowie, Peter Peter, Maritza, Leif Vollebekk et Beyries!

Le retour du Peter Peter prodigue

Coup d'oeil sur cet article

Le retour du Peter Peter prodigue
Photo courtoisie

Peter Peter - Noir Éden

★★★★

«Nul n’est prophète en son pays». L’adage peut paraître éculé, mais colle tout de même encore (et ­encore) à la peau de plusieurs ­personnalités et artistes.

Parlez-en à Peter Peter!

Célébré en France (il foulait, dernièrement, le ­plateau de la populaire émission ­Quotidien), le chanteur et musicien pop électro québécois tient presque du secret de Polichinelle chez nous. On le retrouve sur de multiples scènes de festivals, mais disons tout simplement qu’on ne s’attend pas vraiment à le ­retrouver en bedaine, ivre et mono­syllabique aux Recettes pompettes (et c’est tant mieux!).

Or, Noir Éden – troisième LP en ­carrière du bonhomme – pourrait bien permettre à Peter Peter de toucher le ­fuligineux grand public... ou, du moins, le caresser. À l’image du chat sur la pochette de l’œuvre du ­musicien.

Tendance, mais encore...

D’emblée, les fans du projet noteront une direction musicale plus minimaliste, voire plus «pop» tant que la voix de l’interprète est mise davantage de l’avant. Bien que moins riche en «hits» (outre Nosferatu), Noir Éden est sûrement l’entrée la plus accessible de la discographie de Peter Peter. ­Évidemment, ­comme le titre le laisse présager, ça demeure ­délicieusement «spleenesque» côté textes.

Celles et ceux qui n’ont toujours pas eu la chance d’écouter son album ­homonyme (2011) ou l’excellent Une version améliorée de la tristesse (2012), découvriront un artiste en phase avec le son du moment (à défaut d’une meilleure ­étiquette, appelons ça la «pop électro chillwave»), mais qui arrive tout de même à se distinguer du lot.

Vous aimez Christine & The Queens, The Weeknd, voire Indochine ou Jean-Michel Jarre? Vous devriez tendre l’oreille!


Le retour du Peter Peter prodigue
Photo courtoisie

David Bowie - No Plan

★★★

Cachottier devant l’éternel, le Starman propose un premier maxi depuis l’au-delà.

Au programme: Lazarus (qu’on retrouvait déjà sur Blackstar, son chant du cygne), une pièce titre qui se distingue surtout par son texte qui tient du testament, ainsi que deux autres chansons trahissant la nature de l’œuvre: un complément à son ­ultime album paru l’an dernier.

Bien que satisfaisant (c’est du Bowie, après tout), No Plan risque de laisser ­plusieurs mélomanes sur leur faim.


Le retour du Peter Peter prodigue
Photo courtoisie

Leif Vollebekk - Twin Solitude

★★★★

Après Milan Kundera, c’est au tour du troubadour montréalais Leif Vollebekk d’y aller de son hommage à la lenteur avec ce troisième disque aussi ­lancinant que réconfortant.

Bien qu’on l’associe ad nauseam au timbre, mais également à la tripaille de Jeff Buckley, Vollebekk se rapproche de Conor Oberst, voire de Bobby Bazini (oui, oui) et même de Tracy Chapman sur cette offrande folk tirant vers le soul.

­Préparez-vous mentalement, ça jouera à répétition au café branché du coin!


Le retour du Peter Peter prodigue
Photo courtoisie

Beyries - Landing

★★ ½

Sensation folk local du moment, ­Beyries dévoile Landing, une première offrande qui tient mystérieusement davantage de la carte de visite que de la proverbiale grande œuvre.

«Mystérieusement», car malgré tout le talent réuni autour du projet (la principale intéressée, mais aussi Alex McMahon et Joseph Marchand, notamment), les pièces qui happent sont rares.

Outre J’aurai cent ans, les chansons de ­Landing demeurent malheureusement trop lustrées. À suivre, donc!


Le retour du Peter Peter prodigue
Photo courtoisie

Coup de coeur: Maritza - Libérons-nous

★★★ ½

Cinq ans après un premier maxi surprenant et un crochet en compagnie du groupe ­Lisbonne ­Télégramme, l’ex-académicienne Maritza poursuit son cheminement «indé» et ­propose maintenant un LP très, très, trèèèèèès convaincant.

L’interprète abonde ­toujours dans la pop, mais la métisse ici d’influences soul, électro, voire de musique du monde (les amateurs du projet Chants d’esclaves, chants ­d’espoir de Betty Bonifassi, ­notamment, risquent ­d’adorer).

À (re)découvrir!