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«Les francophones sont vraiment derrière nous»

The Franklin Electric
Photo courtoisie LePetitRusse The Franklin Electric

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Trois ans après un premier album très bien accueilli, le groupe québécois anglophone The Franklin Electric est de retour avec Blue Ceilings. Le Journal s’est entretenu avec le chanteur et compositeur du groupe, Jon Matte.

Comment s’est déroulée l’écriture de ce nouvel album?

«Ç’a été quand même assez long. Nous avons passé beaucoup de temps sur la route et j’écrivais lorsque nous revenions à la maison. J’étais tourmenté quand nous étions partis, car je voulais que les chansons soient terminées. Ç’a été un peu un casse-tête comme processus, mais je crois que c’était parfait, finalement. Nous avons pris le temps de bien faire les choses.»

Y avait-il une atmosphère particulière que vous vouliez pour ce disque?

«Au niveau des paroles, je n’ai pu éviter la profondeur et l’honnêteté de certaines émotions. J’essaie de dire des choses qui vont rejoindre certaines personnes. Il y a beaucoup de réflexion sur soi-même et de nostalgie par rapport à l’enfance.»

Que signifie le titre Blue Ceilings?

«Ce titre m’est venu en tête vers la fin de l’enregistrement. Ce n’était pas quelque chose que nous avions depuis le début. Une fois que j’ai mis en place toutes les chansons et que l’album a pris forme, je me suis mis à réfléchir sur ce que nous avions vécu, personnellement et ­émotionnellement. Nous avons passé beaucoup de temps sur la route et nous avons essayé de garder une certaine ­liberté dans tout cela. Le titre signifie notre façon de vivre cette liberté à ­travers les contraintes de la vie.»

The Franklin Electric est sur la même ­étiquette (Indica Records) que Half Moon Run. Jusqu’à quel point ce groupe a-t-il été une influence pour vous?

«Ils ont une énorme influence. Tous les groupes pour qui nous avons fait la ­première partie ont été des inspirations dans notre subconscient. Nous sommes devenus amis avec eux. Nous les avons regardés travailler très fort.»

Votre premier album est sorti sur Indica en 2014. Comment décrirais-tu les trois dernières années pour le groupe?

«Ç’a été incroyable! Nous travaillons au Québec et nous sentons que la communauté francophone est vraiment derrière nous. C’était l’un de nos objectifs, ­sachant que nous faisons de la musique en anglais. Nous nous sentons supportés et acceptés par les Québécois.»

«D’un autre côté, nous avons pu voyager un peu partout en Europe, aux États-Unis et en Australie. C’est beaucoup de travail que d’essayer de percer de nouveaux ­territoires. Tu joues parfois dans une ­salle presque vide. Mais de découvrir de nouvelles cultures, c’est vraiment une ­superbe expérience.»

Vous êtes présentement en tournée au Québec. À quoi ressemble le nouveau concert?

«Nous avons invité un cinquième musicien à nous accompagner sur scène. Il joue de l’euphonium. Dans ce spectacle, nous avons réarrangé quelques vieilles chansons. Les pièces du nouvel album comprennent plus de percussions, ce qui est intéressant. Le concert comprend quelques moments plus intimistes avec une portion de cuivres.»

Qu’est-il prévu au calendrier pour les ­prochains mois?

«Le jour après notre concert au Métropolis, nous prenons l’avion pour l’Europe. Nous y avons une grosse tournée en ­France, au Royaume-Uni, à Amsterdam, en Allemagne et en Suisse. Nous allons ­aussi jouer en Scandinavie pour la ­première fois. Nous sommes vraiment ­excités de savoir que le nouvel album ­verra enfin la lumière du jour et qu’il se promènera sur de nouveaux territoires.»

À la sortie du premier album, tu avais déjà dit en entrevue que tu avais ­misé tout ton argent sur ce disque, ­tellement que tu ne pouvais plus te payer un appartement. La situation a-t-elle changé depuis?

«La vie a changé depuis, mais j’habite ­encore au même endroit avec mes amis! Je pourrais me payer mon appartement, mais je suis tellement parti souvent sur la route que je ne ressens pas le besoin de déménager. Éventuellement, je vais partir, mais ce sont mes amis. Ils sont comme de la famille.»


♦ Le nouvel album du groupe The ­Franklin Electric, Blue Ceilings, est présentement sur le marché. La ­formation jouera à l’Impérial de ­Québec, le 25 mars, et au Métropolis de Montréal, le 1er avril. Pour toutes les dates: thefranklinelectric.com.