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Un humour déjanté

Un humour déjanté
photo courtoisie

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Après le succès remporté à Drummondville l’été dernier, L’emmerdeur, de l’auteur français Francis Veber, fait maintenant l’objet d’une tournée québécoise. La troupe mettant en vedette Normand D’Amour, Marcel Lebœuf et Pierre-François Legendre s’arrêtera pour la première fois à Montréal sur la scène du Théâtre Maisonneuve pour un soir seulement.

C’est un pari audacieux que se sont ­lancé les producteurs des Projets de la meute en transportant leur pièce estivale en pleine saison froide dans un théâtre de près de 1500 places. Mais les coproducteurs André Robitaille et Mario ­Provencher aiment voir grand et avaient récemment relevé ce même défi en ­novembre avec La galère sur scène.

On peut certainement adhérer à cette audacieuse idée en tenant compte déjà de la magnifique brochette de comédiens, à laquelle s’ajoute le texte bien ficelé de Francis Veber, un auteur qui avait connu un important succès avec Le Dîner de cons. À l’instar de la pièce à succès, L’emmerdeur a également été adapté pour le marché québécois. «Toutes les références ont été changées, l’emmerdeur habite à Longueuil», souligne Pierre-François ­Legendre, qui campe le garçon d’étage.

Après la trentaine de représentations données durant la saison estivale, la ­troupe a déjà donné 20 représentations depuis que la tournée s’est amorcée et une vingtaine d’autres sont à l’agenda.

Une comédie déjantée

C’est principalement l’humour déjanté de la pièce qui a fait son succès. «Nous sommes dans un humour léger, mais c’est surtout l’occasion de passer un bon ­moment amusant», estime Pierre-­François Legendre.

La pièce, créée en 1971, raconte ­l’histoire de François Pignon (défendu par Marcel Lebœuf), un photographe de presse qui a des idées suicidaires depuis que sa femme (Monique Spaziani) a ­demandé le divorce, lui préférant le Dr Wolf (Patrice Coquereau). C’est dans une chambre d’hôtel que Pignon, ­toujours aussi gaffeur, tentera de mettre son plan à exécution en se pendant à la tuyauterie de la salle de bain de la chambre dans laquelle il loge. Mais tout ce qu’il réussira à faire, c’est provoquer une inondation.

Dans la chambre voisine, on retrouve Ralph (Normand D’Amour), un tueur à gages qui espère tuer un témoin dans une histoire de corruption depuis sa chambre d’hôtel, qui donne sur le palais de justice. Lorsque le garçon d’étage (Pierre-François­­ Legendre) entrera en jeu, traversant­­ d’une chambre à l’autre par la porte ­communicante pour chercher du secours, le criminel aura beaucoup de mal à ­remplir son mandat.

Un rythme intense

Outre l’humour vaudevillesque que l’on y retrouve, le rythme est l’un des ­éléments qui fait le succès de cette pièce. «En plus d’être bien rythmé, c’est aussi extrêmement physique pour les ­comédiens, on a même des cascades», fait remarquer Pierre-François Legendre. La mise en scène est aussi originale. «Les deux chambres étant identiques, ça ­donne un effet de miroir très amusant», conclut-il.

L’emmerdeur

Auteur: Francis Veber

Mise en scène: Normand Chouinard

Distribution: Normand D’Amour, Marcel Lebœuf, Patrice Coquereau, Pierre-François Legendre, Monique Spaziani et Danny Gagné

Le 3 mars au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts