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Immobilier : 34 % des Y au Canada sont déjà propriétaires

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Trois Y sur 10 au Canada sont déjà propriétaires, révèle une étude internationale indépendante portant sur la propriété résidentielle, ce qui tend à défier la croyance populaire voulant que cette génération n’arrive pas à acheter un condo ou une maison.

Bien sûr, les défis des personnes nées entre 1981 et 1998 sont bien réels quand vient le temps de ratifier une hypothèque. La hausse historique du prix des maisons au pays ces deux dernières décennies, surtout dans les grandes agglomérations, est à pointer du doigt, rappelle l’étude réalisée pour le compte de la Banque HSBC, diffusée mardi.

Qui plus est, les salaires ont connu une progression beaucoup plus timide durant la même période et, l’an dernier, le gouvernement Trudeau a adopté de nouvelles règles hypothécaires qui resserrent l’accès à la propriété.

Qu’à cela ne tienne, le rêve d’être propriétaire continue d’animer les Y. Ainsi, selon l’étude de la HSBC, jusqu’à 82 % des Y canadiens qui ne sont pas déjà propriétaires songent à acheter au cours des cinq prochaines années.

La recherche s’est penchée sur l'attitude et les comportements de plus de 9000 personnes de la génération Y provenant de neuf pays, dont 1000 du Canada. L’Australie, la Chine, les Émirats arabes unis, les États-Unis, la France, la Malaisie, le Mexique et le Royaume-Uni sont les autres pays observés.

«Cette étude déboulonne le mythe du rêve impossible d'accès à la propriété pour les Y, au Canada ou partout ailleurs dans le monde», a souligné un responsable de la HSBC au Canada, Larry Tomei.

Si 34 % des Y canadiens sont déjà propriétaires, la moyenne atteint 40 % à l’échelle internationale.

Merci aux parents

Parce l’immobilier coûte cher, les parents sont souvent appelés en renfort quand vient le temps d’acheter. Ainsi, on apprend que 37 % des Y propriétaires au Canada ont reçu un coup de pouce de papa ou de maman et que 21 % ont plutôt squatté dans le sous-sol familial afin de se constituer une mise de fonds.

Parmi les Y qui n’ont toujours pas acheté, mais qui songent à passer à l’action au cours des 24 prochains mois, 27 % n’ont pas d’idée précise en ce qui a trait à leur budget global et 53 % disposent de chiffres approximatifs. Pour leur part, les Y qui ont acheté ces deux dernières années ont défoncé leur budget dans une proportion de 42 %. C’est mieux que la moyenne mondiale, qui se chiffre à 56 %.

Près de trois Y sur cinq au Canada sont prêts à faire des sacrifices afin de posséder leur logis. Et pour ce faire, ils sont prêts à sabrer les dépenses dévolues aux loisirs et aux sorties. Trente-sept pour cent des répondants songent même à acheter une propriété moins vaste, mais à leur goût, plutôt que de passer leur tour.

Trente pour cent des Y pourraient même remettre leur projet de fonder une famille aux calendes grecques afin de concrétiser leur rêve d’accéder à la propriété.

«Les Y au Canada souhaitent ardemment devenir propriétaires, mais les résultats montrent qu'ils ont des obstacles importants à surmonter : plus des deux tiers (70 %) disent qu'ils n'ont pas épargné suffisamment pour effectuer une mise de fonds et n'ont pas non plus de budget exact en tête, a indiqué Larry Tomei.

«En réalité, l'achat d'une propriété est un véritable défi. Et je ne peux qu'insister sur l'importance, pour eux, d'avoir un bon plan et d'obtenir le soutien et les conseils financiers nécessaires avant et après l'achat d'une propriété.»