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Le suspect de l'alerte à la bombe était étudiant

Une perquisition a eu lieu chez lui après l’arrestation

FD-ARRESTATION SUSPECT
Photo Agence QMI, Erik Peters Des policiers ont procédé à l’arrestation d’Hisham Saadi tard mercredi à son logement dans Côte-des-Neiges, quelques heures après une alerte à la bombe à Concordia.

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Frédérique Giguère et Michaël Nguyen
Le Journal de Montréal

 

L’homme de 47 ans arrêté parce qu’il aurait menacé de faire exploser des bombes à l’Université Concordia est lui-même un étudiant au doctorat en économie de l’établissement.

Hisham Saadi a comparu jeudi après-midi par vidéoconférence. Il fait face à des accusations d’avoir fait craindre à des activités terroristes, de menaces et de méfait.

L’homme originaire du Liban est détenu à l’Établissement de détention de Montréal, mieux connu sous le nom de prison de Bordeaux.

FD-ARRESTATION SUSPECT
Photo Courtoisie / SPVM

Mal rasé, vêtu d’un t-shirt de couleur bordeaux, l’air un peu dépassé par les événements, il n’a pas réagi quand la Couronne s’est opposée à sa remise en liberté.

«OK», a-t-il simplement dit avant de retourner en cellule.

Il sera rencontré par un criminologue de l’urgence psychosociale, qui déterminera s’il semble apte à se présenter devant la justice.

Très discret

Saadi semble se faire assez discret sur sa vie privée. Le web ne détient que très peu d’informations sur lui, si ce n’est que sa participation en 2015 à un colloque de théorie microéconomique où il représentait l’Université Concordia.

Il a été arrêté à son logement de l’avenue Darlington, dans Côte-des-Neiges, mercredi soir. Selon nos informations, son nom n’apparaît pas sur le bail.

Il occupe en réalité l’appartement d’un autre étudiant de Concordia, âgé d’une vingtaine d’années.

Les voisins interrogés par Le Journal ne savaient rien non plus sur lui, outre le fait qu’il ne sortait pas beaucoup.

Aucune arme

Une perquisition a eu lieu chez lui peu après son arrestation. Aucune arme et aucun objet explosif ou incendiaire n’ont été trouvés.

Mercredi avant-midi, trois pavillons de l’université ont dû être évacués après avoir reçu une missive haineuse de la part d’un groupe d’extrême droite visant spécifiquement des étudiants musulmans.

Aucun engin explosif n’avait toutefois été trouvé et les lieux avaient pu être sécurisés en fin d’après-midi.