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Kaléidoscope des possibles

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L’être humain affronte des situations et fait des choix. Constellations aborde les décisions que l’on prend et celles que l’on met de côté et qui évoluent dans des univers parallèles.

À l’affiche au Trident à partir du 7 mars, le texte du dramaturge britannique Nick Payne visite la réalité et les univers parallèles découlant d’une rencontre entre un apiculteur et une physicienne spécialisée en mécanique quantique.

«Constellations, c’est l’histoire d’un gars qui rencontre une fille et qui vivent, à travers huit séquences, les vies qu’ils auraient pu avoir. On les voit dans des points de vue et des univers différents», a lancé le metteur en scène Jean-Philippe Joubert, lors d’un entretien.

L’auteur s’est basé sur la théorie des mondes multiples pour construire cette pièce créée à Londres en 2012.

«Il existerait, selon cette théorie de physique quantique, plusieurs univers parallèles à côté de ceux que l’on vit, mais avec des variations infinies. Ce texte nous amène à nous interroger sur ce que notre vie aurait pu être, si on avait fait des choix différents», a-t-il expliqué.

Questions universelles

Jean-Philippe Joubert précise que Constellations n’est pas une pièce sur la science ni sur les principes de la physique quantique.

«C’est quelque chose d’universel et populaire, et qui touche à des questions que l’on se pose tous. Ça parle de l’univers dans lequel on vit.

«C’est assez amusant et c’est un jeu, et ça nous oblige à nous positionner par rapport à ce que nous sommes», a-t-il fait remarquer.

La pièce, explique Jean-Philippe Joubert, repose sur le jeu des comédiens Valérie Laroche et Christian Michaud, et le défi était de créer cette intimité sur une grande scène comme celle de la salle Octave-Crémazie.

«Il y avait aussi un défi avec des scènes qui changent à toutes les deux pages de texte. Il ­fallait trouver une façon de renouveler le ­regard sur l’espace, la mise en place et le passé des personnages. C’était un super gros défi», a-t-il indiqué.

Jean-Philippe Joubert ne connaissait pas le travail de Nick Payne lorsque Anne-Marie ­Olivier, directrice artistique et codirectrice ­générale du Trident, l’a approché pour ce projet.

«On a lu plein de textes, essayé de monter d’autres projets et ça n’a pas fonctionné. Anne-Marie m’a reparlé de Constellations. J’ai ­téléchargé le texte sur ma tablette et je l’ai lu un 25 décembre pendant que mes enfants étaient occupés avec leurs jouets. C’est une lecture qui m’a emporté et passionné», a-t-il laissé tomber.

► Constellations est présenté du 7 mars au 2 avril au Trident.

Précision

La troisième édition du Festival de théâtre de l’Université Laval se déroule du 10 au 18 mars 2017 et non 2018 comme indiqué dans cette chronique la semaine dernière.