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Pour la Journée des femmes, Sophie Grégoire veut célébrer le masculin

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Sophie Grégoire Trudeau a provoqué bien des vagues sur les médias sociaux en publiant un message dans lequel elle invite les femmes à célébrer les hommes à l’occasion de la Journée internationale des femmes.

«Êtes-vous prêtes à faire des étincelles pour allumer un changement? Cette semaine, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, célébrons les garçons et les hommes qui nous encouragent à être qui nous sommes vraiment, qui traitent les filles et les femmes avec respect et qui n’ont pas peur de parler haut devant les autres», peut-on lire sur ses comptes Instagram et Facebook.

Son message s’accompagne d’une photo où on la voit tenir la main de son époux, le premier ministre Justin Trudeau. Elle invite d’ailleurs les gens qui la suivent à imiter son geste à l’occasion du 8 mars en prenant une photo d’eux «main dans la main» avec leur allié.

Son initiative a provoqué des milliers de commentaires en quelques heures. Alors que certains aiment le message, d’autres se montrent carrément outrés, lui reprochant d’utiliser cette seule journée de l’année destinée à la cause des femmes pour célébrer les hommes.

Bernard Motulsky, Professeur UQAM
Photo d'archives
Bernard Motulsky, Professeur UQAM

Provocant

Le professeur en communication marketing de l’UQAM, Bernard Motulsky, estime qu’il s’agit d’une «approche originale» qui cherche à soulever une «discussion».

«Il y a un geste un peu osé là-dedans effectivement et un peu provocant. Il y a une journée pour célébrer les femmes et elle propose de célébrer les hommes qui soutiennent les femmes», souligne-t-il.

L’expert note que le message cherche à devenir «viral» en invitant les gens à se prendre en photo.

Si le geste de Mme Grégoire Trudeau provoque des remous, le gouvernement Trudeau, qui se qualifie de féministe, a pour sa part reçu les critiques d’OXFAM Canada qui lui reproche de tarder à mettre en place des politiques concrètes.

Parité, mais...

La professeure d’études politiques de l’Université d’Ottawa Manon Tremblay accorde pour sa part une note de «7,5/10» au gouvernement Trudeau.

Elle salue notamment la parité hommes-femmes de son cabinet, même si plusieurs «portefeuilles modestes» ont été confiés à des femmes.

Mme Tremblay déplore cependant la décision du premier ministre de renier sa promesse de réformer le mode de scrutin actuel pour une représentation proportionnelle perçue comme un moyen de faire plus de place aux femmes en politique. «Ça, c’est très décevant», est-elle d’avis.­