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Canelo-Lemieux au plus vite

SPO-Conférence de presse de boxe
Photo Martin Chevalier Bernard Hopkins aimerait voir un combat entre ­David Lemieux et Canelo Alvarez.

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VERONA, New York | Journée de fou à Verona. David Lemieux et Curtis Stevens, qui ne se ­respectent pas pour deux cents, ont failli en venir aux coups dans un couloir de l’hôtel. Les deux hommes ne devaient pas se ­trouver au même endroit mais comme le disait Socrate, «shit happens».

Les f... ont revolé et Lemieux a franchement invité Stevens à venir «régler ça tout de suite» devant la porte de la salle réservée par HBO pour les entrevues. Il avait du feu dans les yeux. C’est son promoteur Camille Estephan qui l’a attiré dans le studio en le calmant. Trente secondes plus tard, Lemieux était zen pour répondre aux questions.

Mais les deux boxeurs ont les nerfs à fleur de peau. Surtout Lemieux.

Journée de fou qui avait commencé tôt le matin. Mathieu Boulay s’entraînait tout juste à côté de Bernard Hopkins. Le beau Bernard fait partie de l’équipe de direction de Golden Boy Promotion. Devinez lequel des deux avait l’air de 52 ans?

Mathieu et Hopkins ont jasé de sa fin de carrière et Hopkins a répété combien il ne regrettait absolument rien et que d’avoir terminé son parcours cul par-dessus tête en bas d’un ring de Las ­Vegas ne changeait rien à son opinion.

Message de Hopkins

Quelques minutes plus tard, on a retrouvé Hopkins en train de prendre un café. Il était encore trempé de sueur et d’une humeur charmante. Faut dire qu’il aime beaucoup Lady Ju. Ça aide. On a jasé.

Mais le diable d’homme avait un message à passer. Il revenait constamment sur le même point. Le même qu’une demi-heure plus tôt au gym.

«Écrivez-le que Bernard Hopkins veut un combat entre Canelo Alvarez et David Lemieux. Je suis convaincu que ce serait un grand combat. Un super fight. Le genre de bataille qui enflamme l’imagination. Canelo contre David à Montréal. Et rapidement. Avant la fin de 2017.».

C’est ce que Camille Estephan désire le plus dans sa vie professionnelle. Mais avant, il faut traverser un obstacle. Et c’est un obstacle coriace ce Curtis Stevens.

Question de gros dollars

Mais j’ai ramené à Hopkins une grosse objection. Canelo Alvarez est la vache à lait de Golden Boy. On parle de profits de 40 millions $ quand c’est Canelo qui se bat. Le marché mexicain et hispanique est insatiable. Et pourquoi Golden Boy prendrait-elle le risque de perdre sa vache à lait en l’envoyant contre un cogneur comme Lemieux... à Montréal?

Hopkins a balayé l’objection du revers de la main. «Il faut organiser des grands combats si on veut que la boxe retrouve toute sa grandeur. Et tout grand combat comporte des risques», de répondre le beau Bernard.

La journée de fou s’est poursuivie avec l’affaire Beterbiev. Ça adonnait bien, les assistantes de Kathy Duva étaient sur place avec Curtis Stevens. Sauf que ça se poussait pour ne pas répondre aux questions.

Heureusement, Eric Gomez, le vrai ­patron de Golden Boy, surtout depuis qu’Oscar De La Hoya est allé passer ­plusieurs semaines à quelques reprises en désintoxication, était dans le bureau d’à côté.

Gare à Stevens

Ben, Gomez partage presque la même opinion que son associé. Lui aussi pense à un combat opposant Canelo Alvarez à David Lemieux. Mais pas tout de suite. Canelo-Lemieux serait le plan B. Le plan A demeure Canelo contre Gennady ­Golovkin. Mais rien ne dit que les ­promoteurs pourront s’entendre. Et ­surtout, rien ne dit que Canelo a le goût d’affronter Golovkin.

Bernard Hopkins a raison de rêver. Et nous aussi.

Mais avant Canelo...

Avant les millions...

Avant un Centre Bell rempli à pleine capacité.

Avant Perrette et le pot au lait...

Il y a Curtis Stevens. Et David Lemieux se trompe quand il lance que c’est un clown.

On a jasé longuement avec Stevens hier avant-midi. Ce gars-là est n’importe quoi... sauf un clown.

Et ce gars-là hait David Lemieux. Je ne sais pas pourquoi mais il le hait.

Ça sent pas bon.