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Comment bien vivre avec la ménopause

La ménopause peut être l’occasion de saisir des opportunités de développement ­personnel

Natural looking middle aged woman with grey hair and green scarf laughing against neutral background
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La semaine dernière, nous avons exploré quelques éléments se rattachant à la ménopause ainsi que plusieurs des symptômes vécus par les femmes durant cette période de leur vie. Naturellement, la situation peut s’avérer complexe pour un certain nombre d’entre elles et il arrive même parfois que le lot de désagréments occasionne troubles et frustrations. Or, la ménopause n’est pas une maladie, c’est une phase normale dans la vie d’une femme. Comment faire pour bien la vivre?

De façon générale, la ménopause ­commence à s’installer chez les femmes à l’approche de la cinquantaine. On ­appelle la périménopause cette période qui conduit à la ménopause et qui peut durer plusieurs années, pour certaines.

Cette phase d’irrégularités menstruelles, qui précède la cessation ­définitive des règles, comporte plusieurs symptômes (exposés dans la chronique précédente). Les symptômes, s’ils peuvent­­ effectivement être perturbateurs, peuvent également être contrôlés ou même neutralisés dans certains cas.

Jasmine, une femme de 51 ans, nous ­raconte: «J’ai toujours eu des menstruations douloureuses et abondantes. Je passais mon temps à dire que j’avais ­tellement hâte que tout cela cesse enfin! [...] Je dois vous dire que je me suis ­complètement plantée en faisant ce ­souhait! Ma préménopause a été un ­véritable calvaire. J’ai divorcé, je ne m’endurais plus et j’étais si ­agressive que mon mari n’en pouvait plus. Je ne me reconnaissais absolument pas. Le fait que mon mari m’ait quittée m’a totalement dévastée, mais je me suis donné la chance de refaire ma vie. J’ai consulté, j’ai fait du ménage dans ma vie et j’ai ­diminué mon niveau de stress considérablement en faisant un changement de carrière total. J’étais dans le domaine de la finance, j’ai tout abandonné pour ­donner des cours de yoga! Je vous jure que mes symptômes ont diminué et ­certains ont même disparu.»

Justement, il arrive que cette période de la vie soit l’occasion pour saisir des opportunités de développement personnel, car la ménopause n’est pas que bouffées de chaleur et fin de période fertile!

Quelques pistes

Lorsque la ménopause est confirmée, le corps vit souvent moins de soubre­­sauts, mais certains symptômes ­demeurent parfois. Naturellement, la meilleure façon pour vous de faire ­diminuer les effets perturbateurs est de prendre le temps de vous y attaquer un à un et de ne pas hésiter à consulter votre­­ médecin ou tout autre profes­sionnel de la santé en qui vous avez confiance et qui est compétent pour vous aider.

Ginette a découvert les bienfaits de l’acupuncture: «Ma belle-sœur, qui a huit ans de plus que moi, m’en a parlé alors qu’elle-même souffrait de bouffées de chaleur incroyables. Elle a consulté ce professionnel et cela a changé sa vie! Quand j’ai commencé à avoir des menstruations irrégulières, des sautes d’humeur­­ – comme un syndrome prémenstruel permanent – je suis allée le consulter également. Honnêtement, j’étais un peu sceptique, mais après quelques rendez-vous, j’ai remarqué que je retrouvais un certain équilibre. Je suis en ménopause depuis deux ans et je continue à le voir à l’occasion».

D’autres options comme l’alimen­tation, l’exercice et les traitements ­hormonaux peuvent également être envisagées. Chacune doit trouver ce qui lui fait du bien!

Réponse sexuelle

À la ménopause, la réponse sexuelle peut être modifiée. On remarque ­notamment, selon le Collège national des gynécologues et obstétriciens français, que le temps de réponse aux ­stimulations peut s’allonger durant la phase d’excitation, et il devient plus dur pour le vagin de se ­lubrifier adéquatement. La femme pourra également voir des changements durant la phase de tension sexuelle, alors que l’absence de ­souplesse de l’expansivité vaginale peut rendre pénible la pénétration. Et si les ­orgasmes peuvent garder leur intensité, il est possible qu’ils durent moins longtemps en raison de la réponse musculaire diminuée.

La diminution du désir, les troubles de sécheresse vaginale, les problèmes orgasmiques ne sont toutefois pas sans solutions! Par exemple, les consultations en sexothérapie peuvent grandement aider à ­retrouver un désir à la baisse, un lubrifiant ­artificiel de bonne qualité peut pallier la sécheresse vaginale.

Mais avant tout, il ­importe que la femme retrouve une paix et un équilibre intérieur, qu’elle se retrouve en ­relation saine avec elle-même et son partenaire et qu’elle accepte de ­traverser cette période avec le plus de sérénité possible!