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Fausse alerte à la bombe à Concordia: libération et évaluation psychiatrique

Hisham Saadi
illustration, DELF BERG Hisham Saadi

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L’étudiant accusé d’avoir lancé une fausse alerte à la bombe à l’Université Concordia a été libéré vendredi, à condition, entre autres, de subir une évaluation psychiatrique.

Debout dans le box des accusés, Hisham Saadi n’a eu aucune réaction quand la juge a accepté de le remettre en liberté après plus d’une semaine passée en détention.

Mais d’ici son procès, dont la date n’a pas encore été déterminée, l’étudiant de 47 ans devra se plier à toute une série de strictes conditions.

Deux proches devront verser un dépôt de 10 000 $ et Saadi devra, entre autres, respecter un couvre-feu et une interdiction de se trouver près d’une université, en plus d’être évalué par un psychiatre.

Et d’ici les prochaines audiences, il devra se rendre à l’Institut Philippe-Pinel afin d’être évalué sur sa responsabilité criminelle, a ordonné la juge Nathalie Fafard.

SOUTIEN

«Moralement, c’était très difficile pour lui de voir tant de gens le pointer du doigt, a dit l’un de ses proches, qui a accepté de parler aux médias à condition de ne pas être identifié. Nous sommes plusieurs proches prêts à lui apporter tout le soutien nécessaire.»

En tout, Saadi fait face à trois accusations, soit d’avoir fait craindre à une activité terroriste, de menaces et de méfait commis mercredi de la semaine dernière.

En avant-midi cette même journée, trois pavillons de l’université avaient dû être évacués après avoir reçu des menaces. Aucun engin explosif n’avait toutefois été trouvé et les lieux avaient pu être sécurisés en fin d’après-midi.

Lors de l’enquête sur remise en liberté, un policier avait témoigné des circonstances des crimes allégués, mais le tout est frappé d’un inter­dit de publication.