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Le torchon brûle entre Kovalev et son entraîneur

Le torchon brûle entre Kovalev et son entraîneur
Photo d'archives

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John David Jackson ne sait pas s’il sera dans le coin de Sergey Kovalev lors de son prochain combat.

Rencontré au Casino Turning Stone au cours de la semaine, l’entraîneur de 53 ans se pose des questions sur sa relation avec son protégé depuis leur défaite contre Andre Ward, en novembre dernier.

Il n’a pas apprécié certaines déclarations de Kovalev rapportées par les médias dans les jours qui ont suivi ce combat chez les mi-lourds.

«J’ai entendu parler de certains articles, en Russie, où il mettait la faute sur son équipe pour sa défaite et non sur lui-même. Je n’ai pas aimé cela», a souligné John David Jackson lors d’une entrevue exclusive avec Le Journal de Montréal.

Drôle de pistolet

Il a affirmé que Kovalev était un drôle de pistolet lors de ses camps d’entraînement, notamment lors de celui qui a été tenu pour préparer l’athlète à son match contre Ward.

«Mon préparateur physique lui disait de courir 8 km, mais il s’entêtait à en faire 22, a indiqué Jackson en hochant la tête. J’avais beau lui mentionner qu’il ne s’entraînait pas pour un marathon, mais pour un duel de boxe de 12 rounds, il faisait la sourde oreille.

«Il me répondait que c’était sa façon de faire en Russie.»

Toutefois, c’est Jackson qui avait raison, car Kovalev a manqué d’essence en deuxième moitié de son choc contre Ward, ce qui l’a mené à sa perte.

«De plus, je cherche toujours à comprendre ce qui s’est passé dans sa tête quand il a envoyé Ward au tapis au deuxième round, a-t-il souligné. Ce n’est pas nous qui lui avons dit de tomber en mode passif au lieu de finir son adversaire.»

Avenir incertain

Jackson et Kovalev ne se sont pas reparlé depuis la soirée du 19 novembre à Las Vegas.

«Je ne sais pas ce qui va arriver, pour être honnête, a indiqué Jackson. Entre les combats, on n’a pas l’habitude de se donner des nouvelles.

«Il m’appelle seulement quand il a une date de combat qui est arrêtée. On verra si le téléphone sonne pour le prochain.»