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Anne Dorval est courtisée en France

Les offres se multiplient pour la populaire comédienne québécoise

Anne Dorval joue le rôle d’une femme en attente d’une greffe du cœur dans le film français Réparer les vivants.
Photo Courtoisie Mars Films Anne Dorval joue le rôle d’une femme en attente d’une greffe du cœur dans le film français Réparer les vivants.

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Alors qu’elle ne s’y attendait pas du tout, Anne Dorval a vu récemment les portes du cinéma français s’ouvrir à elle grâce à l’énorme succès du film Mommy. De plus en plus courtisée par les cinéastes français, l’actrice québécoise préfère aborder ce nouveau chapitre de sa carrière avec prudence et en choisissant bien ses rôles.

«J’ai beaucoup d’offres de là-bas, mais je ne les accepte pas toutes, explique Anne Dorval en entrevue au Journal.

«Il se fait tellement de films en France, comparativement à ici, que je peux recevoir un scénario français toutes les trois semaines. Ils ne sont pas tous bons, mais ça me permet de choisir des projets qui me séduisent et qui me plaisent. J’ai le meilleur des deux mondes!»

Jusqu’à maintenant, Anne Dorval n’a joué que dans deux films en France: le drame Réparer les vivants, qui vient de prendre l’affiche au Québec, et la comédie Jalouse, qui a été tournée le mois dernier.

Dans les deux cas, l’actrice de Mommy dit avoir été «reçue comme une reine». Même si ces premières expériences de tournage en France se sont très bien déroulées, Anne Dorval préfère ne pas trop s’emballer.

«Si ça m’était arrivé à 20 ou 30 ans, j’aurais peut-être abordé cela différemment, observe-t-elle. Mais là, rendue ou je suis dans ma carrière, je n’ai pas besoin de la France. Si j’y vais, c’est parce que les rôles qu’on m’offre sont bien et que les gens qui me les proposent m’intéressent. Je n’irais pas m’établir là-bas comme l’a fait récemment Suzanne [Clément], par exemple. J’ai ma famille, mes enfants et mes amis qui sont ici. En revanche, je peux y aller sporadiquement. Comme là, il y a un film qui m’intéresse et qui pourrait être tourné cet été. On verra.»

Un film sur la vie

Dans Réparer les vivants, de la réalisatrice française Katell Quillévéré, Anne Dorval joue le rôle d’une mère de deux grands garçons qui souffre d’une maladie du cœur dégénérative et dont l’état s’aggrave de jour en jour. Elle aura la possibilité de recevoir un nouveau cœur quand un adolescent de 17 ans perdra la vie dans un accident de voiture.

Afin de se préparer pour le rôle, l’actrice a rencontré des cardiologues et des patients qui ont reçu une greffe du cœur.

«J’ai appris beaucoup de choses techniques sur les greffes de cœur, mais j’ai surtout appris beaucoup de choses sur l’humain, la volonté de vivre à tout prix et l’acceptation de la mort, note-t-elle.

«Parce que, quand tu acceptes de te faire opérer pour une greffe du cœur, ce n’est pas certain que tu vas te réveiller en sortant de l’opération. Il y a aussi un sentiment de culpabilité qui est lié à ce cœur qu’on peut avoir l’impression de voler à quelqu’un qu’on ne connaît pas.

«Je trouve qu’il y a beaucoup de poésie et d’espoir dans ce film. C’est un film très lumineux qui célèbre la vie, l’amour et tout ce qui donne envie de vivre.»


Le film Réparer les vivants a pris l’affiche vendredi dernier au Québec.