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Je ne suis pas un critique de vin

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La semaine dernière, Alain Laliberté, un collègue que j’apprécie beaucoup, a posé la question suivante sur sa page Facebook: «Est-ce que les critiques de vin devraient aussi commenter les vins à éviter?» Cela lui a valu des dizaines de commentaires de gens de l’industrie du vin, mais également du grand public. Vous en pensez quoi, vous, précieux lecteurs? Est-ce que les chroniqueurs vin devraient commenter les vins qu’ils n’aiment pas?

Je ne me considère pas comme un critique de vin, mais bien un chroniqueur en vin. Un critique, ça critique, non? Un critique de cinéma­­ nous informera s’il a apprécié un film ou non. Même son de cloche pour un critique culturel, littéraire, culinaire. Ils nous expliquent leur appréciation, qu’elle soit positive ou négative.

Est-ce que j’aime tous les produits que je déguste? Pas vraiment, non! Pour vous donner un exemple, la semaine dernière, Mathieu et moi avons dégusté 49 cuvées différentes dans l’avant-midi. Sur ce nombre, seulement cinq ou six se retrouveront dans une de mes chroniques à la radio, à la télé, sur mes réseaux sociaux ou dans ce journal.

De nombreuses bouteilles nous ont fait faire la grimace, tandis que d’autres n’étaient tout simplement pas disponibles en assez bonne quantité pour être saluées. Bref, on essaie de filtrer la crème et de vous dénicher les meilleurs flacons en vente sur les tablettes du monopole. C’est ma job depuis 15 ans de trouver de bonnes fioles à bon prix pour les Québécois, et ce, de façon impartiale et indépendante.

Les mauvais vins

Pourquoi je ne parle jamais des vins que je n’aime pas? Je crois qu’un mauvais vin, c’est comme une mauvaise personne: on n’en parle pas, on avance et on la laisse derrière nous. Pourquoi perdre son temps en étant négatif? Pourquoi se servir d’une tribune pour rabaisser le travail d’un vigneron? Pourquoi tel ou tel produit ne plairait-il pas à d’autres papilles que les miennes? Les goûts ne se discutent pas et, de toute façon, on a tous des goûts différents.

Je ne bois pas de vins commerciaux, sucrés, peu acides et bourrés­­ de copeaux de bois. Pourtant si vous regardez le top 10 des vins les plus vendus au Québec, vous verrez que ce type de produit se retrouve en tête de cette liste. Est-ce que je lève le nez pour autant sur ces vins? Pas du tout, car il y a un marché pour ce genre de produits, qui est une excellente façon de faire ses premiers­­ pas en vin.

Un bon verre de « positivisme » svp!

J’aime mieux voir le verre de vin à moitié plein qu’à moitié vide. Rester dans le positif et la bonne humeur. Après tout, je suis un marchand de bonheur et quand vous lisez cette chronique hebdomadaire, vous voulez en apprendre un peu plus sur le vin, mais aussi, et surtout, vous voulez avoir de «bonnes» suggestions de bouteilles, et non pas des «mauvaises»!

Vin de la semaine

Il accompagnera à merveille des saucissons, terrines de petits gibiers, ris de veau et poêlée de champignons sauvages.

Ce beaujolais de sept ans d’âge est d’une forme quasi olympique! Il est doté d’une fraîcheur et d’une digestibilité épatantes. Les tanins sont passablement fondus, l’acidité est encore bien présente et le produit tiendra en cave encore de quatre à six ans sans trop de soucis. Nous avons dégusté le 1995 en magnum­­. Ce dernier tenait encore très bien la route!

  • Beaujolais Supérieur 2010
  • Baron de Richemont - Château de Vaurenard
  • Beaujolais - France
  • Code: 12100050
  • Prix: 22,05 $
  • Servir à 15-16 degrés Celsius