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L’argent des autres

Ismaël Habib est jugé pour avoir tenté de quitter le pays pour rejoindre un groupe terroriste.
Photo tirée de facebook Ismaël Habib est jugé pour avoir tenté de quitter le pays pour rejoindre un groupe terroriste.

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Je parlais l’autre jour de l’obésité morbide de l’État québécois, une machine tellement grosse qu’on ne sait plus qui fait quoi ni à quoi sert l’argent qu’on injecte sans compter dans ses milliers de programmes d’aide...

Comment expliquer que tout semble se fissurer alors qu’on ne cesse de nourrir le monstre avec nos taxes et nos impôts?

On fait quoi avec notre argent, simonak?

AUCUN SUIVI

Regardez l’histoire d’Ismaël Habib, premier Canadien jugé pour avoir tenté de quitter le pays afin de participer aux activités d’un groupe terroriste.

On apprenait récemment que ce type avait reçu près de 70 000 $ en prêts et bourses. Or, non seulement Habib n’a jamais poursuivi sérieusement ses études, mais il était toujours mis à la porte à cause de ses mauvaises notes et de son absentéisme.

Et attendez, ce n’est pas tout: ce Montréalais a aussi collecté pendant plusieurs mois des prestations d’aide sociale mensuelles de 500 $ pour chacun de ses deux enfants, alors que ceux-ci vivaient à l’étranger, avec leur mère!

Coudonc, on ne vérifie rien, au gouvernement?

On envoie des chèques à n’importe qui sans faire le moindre suivi?

Comment ce gars qui se foutait complètement de ses études et qui n’élevait pas ses enfants a-t-il pu recevoir autant d’argent pour étudier et pour prendre soin de ses enfants?

Il suffit de lever la main pour recevoir de l’aide du gouvernement, c’est ça?

PARTIR SUR UNE BALOUNE

On connaît la situation financière d’Ismaël Habid parce que le bonhomme est actuellement en procès.

Mais combien de gens profitent du système comme lui, en toute impunité, sans se faire harceler par qui que ce soit?

Pendant ce temps, des parents qui veulent repeindre bénévolement une école se font taper sur les doigts par la CCQ et menacer de payer une amende.

C’est le monde à l’envers...

Je ne dis pas que tous les étudiants et tous les assistés sociaux sont des fraudeurs.

Mais il y en a. Comme il y a des entrepreneurs et des fonctionnaires qui fourrent le système.

En fait, pour tout vous dire, ce ne sont pas tant les fraudeurs qui me mettent en beau joualvert que l’État qui dilapide notre fric sans faire des vérifications de base, comme si l’argent poussait dans les arbres.

Un chèque ici, un chèque là, une subvention ici, une aide financière là...

Sans savoir si tous ces projets servent vraiment à quelque chose.

L’État se comporte comme un bipolaire en phase maniaque. Sauf qu’il fait le party avec NOTRE carte de crédit!

Facile de partir sur une baloune et de multiplier les cadeaux avec l’argent des autres.

PERDU LE CONTRÔLE

Tout ça me dégoûte profondément.

Je l’ai écrit 100 fois et je vais le réécrire 100 fois: l’État a complètement perdu le contrôle.

Il nous tond la laine sur le dos pour tricoter des vestes à des gens qui n’en ont pas besoin.

Des prisons high-tech, mais des CHSLD vétustes, des centaines de millions de dollars coulés dans des projets informatiques inutiles, mais des écoles en manque de spécialistes...

La main gauche, qui fouille dans nos poches, ne sait pas ce que fait la main droite, qui gaspille...