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Ovechkin: le mystère

Ovechkin: le mystère
Photo AFP

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Les statistiques ne mentent pas. Aucun but au cours de ses 10 derniers matchs.

Un but au cours de ses 14 dernières rencontres. Deux buts et sept mentions d’aide en 17 matchs. Ce sont normalement les statistiques d’un employé de soutien. Les chiffres d’un patineur évoluant dans la quatrième ligne d’attaque. Et pourtant, c’est la fiche d’Alex Ovechkin, qui semait la terreur dans la Ligue nationale depuis le premier match de sa carrière, en octobre 2005.

Que se passe-t-il?

«Ovy» ne marque plus. Il ne peut pas avoir perdu, comme ça, soudainement, sa touche magique autour du filet. Ça ne se peut pas. Et, pourtant, même si on peut faire dire n’importe quoi aux statistiques, dans ce cas-ci, elles reflètent bien la réalité.

Depuis le début de la saison, il a marqué 27 buts, en route vers une saison de 35 buts, peut-être. En 2010-2011, il avait terminé la saison avec 32 buts. L’année suivante, il en avait inscrit 38.

Et pour le reste, ce sont des saisons de 46 buts et plus. En résumé: une saison de 46 buts, cinq saisons de 50 buts et plus, deux saisons de 60 buts et plus et trois saisons de 30 buts et plus, une étant en 2012-2013, l’année du lock-out, alors qu’il avait ­enregistré 32 buts en 48 matchs.

Stratégie efficace ?

Les équipes adverses ont-elles développé une défense pour contrer la menace qu’exerce Ovechkin lorsque son équipe joue en supériorité numérique? C’est évident qu’on cherche à implanter des stratégies pour l’empêcher de faire mouche à chaque fois qu’il s’élance à partir du cercle de mise en jeu.

Mais encore, un fin marqueur trouve toujours des solutions. Or, ça ne semble pas le cas pour «Ovy» présentement. Et du même coup, les Capitals de Washington dont on disait qu’ils n’avaient aucune faiblesse et qu’ils seraient la première tête de série au tournoi printanier, viennent de subir quatre défaites de suite, avec le résultat que les ­Penguins de Pittsburgh leur soufflent dans le cou.

Les Blue Jackets de Columbus également, donc la lutte s’annonce intense.

Le dossier Ovechkin, à n’en pas douter, sera intéressant à suivre au cours des prochains jours et des prochaines semaines.

Entre-temps, le Canadien revient d’un voyage fructueux avec des victoires à New York, à Vancouver et à Edmonton. Carey Price, qui a raté le match à Calgary, est le gardien dominant du début de la saison mais surtout, il est le même gardien qui avait tout raflé les honneurs individuels, il y a deux ans. Cependant, malgré une fiche de 3-1-0 du ­Tricolore et une séquence de 8-2-0 au cours de ses derniers matchs, il y a les Sénateurs ­d’Ottawa qui composent bien avec l’adversité.

Gare aux Sénateurs

Cette formation a perdu les services de Kyle Turris, de Mark Stone, de Bobby Ryan et pourtant, elle vient de gagner six matchs de suite et elle présente un bilan de 8-2-0 au cours des 10 dernières rencontres.

Si Ovechkin ne parvient plus à marquer, Erik Karlsson est présentement en feu. Pour combler «le manque à gagner» en attaque, il se charge lui-même d’animer son équipe sur le plan de la production.

Exemple: trois buts et trois passes à ses quatre derniers matchs, quatre buts et six passes à ses neuf derniers matchs, cinq buts et 13 passes à ses 15 derniers matchs. Avant de donner le trophée Norris à Brent Burns, ne devrait-on pas considérer la candidature de Karlson, qui a franchi le plateau des 60 points?

En conclusion, sur bien des plateaux, la fin de saison s’annonce captivante, autant dans la course pour une qualification aux séries éliminatoires qu’au chapitre des exploits individuels. Qui choisir pour le trophée du joueur le plus utile à son équipe? Comme je le précisais, le trophée Norris va soulever un débat intéressant. Qui va terminer au premier rang des meilleurs pointeurs avec l’arrivée dans le décor de Patrick Kane.

Il reste encore cinq semaines... Chaque soir, le classement risque de changer, ­particulièrement en ce qui concerne les équipes ­repêchées...