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Une fin qu’on ne peut se permettre

SPO-IMPACT-MONTREAL
Photo Agence QMI, Joel Lemay L’Impact a été incapable de protéger une avance de 2 à 0 en fin de match, samedi face aux Sounders de Seattle, un problème que l’équipe montréalaise devra évidemment résoudre si elle veut s’installer au sommet de la MLS.

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Pour les partisans des Sounders, la fin du match à Montréal a sûrement été excitante. Bon, elle ne s’est peut-être pas révélée aussi extraordinaire que celle du FC Barcelone quelques jours avant face au Paris St-Germain, mais elle a tout même été dramatique.

Si l’Impact veut s’installer au sommet de la MLS cette saison, il devra apprendre à «fermer» ses matchs. Avec une avance de deux buts, il faut être en mesure d’annihiler tout espoir chez l’adversaire.

En fait, l’Impact que nous avons pu voir samedi dernier ressemble en tout point à l’équipe que nous avons aimée l’an dernier: toujours aussi dangereux en attaque, mais avec les mêmes problèmes défensifs.

Ce constat, on le fait depuis plusieurs années.

Trop généreux

En attaque, avec Ignacio Piatti et Matteo Mancosu, l’Impact est toujours dangereux. L’Italien n’est peut-être pas celui qui combine le mieux avec ses coéquipiers, mais il est en mesure de terminer les actions.

Au milieu par contre, le XI montréalais a toujours de la difficulté à protéger ses arrières. Dans le match contre les Sounders, le dernier rideau défensif du bleu-blanc-noir a souvent été mis à l’épreuve par les assauts de l’adversaire.

En ce sens, Laurent Ciman a reconnu que la rencontre avait été difficile pour lui. Il s’est excusé pour sa performance en deçà de ses standards, c’est qui est bien, mais on est en droit de s’attendre à plus du Général.

Pour un joueur d’expérience comme lui, il n’y avait aucune raison de commettre la faute qui a mené au tir de pénalité de l’adversaire. Sur cette séquence, Ciman n’a fait aucun geste vers le ballon et n’a pas tenté de suivre la course du joueur. En fait, il a été pris de vitesse en étant un peu trop statique sur le jeu.

Ceci dit, sur le dernier but du match, il n’est pas à blâmer. Les Sounders ont bénéficié d’un peu de chance quand le ballon est retombé directement dans les pieds de Will Bruin, mais l’Impact n’a pas été en mesure d’être assez physique dans la surface pour éviter la catastrophe.

De l’aide du banc

Ce premier match à domicile du bleu-blanc-noir a aussi été l’occasion de voir à l’œuvre pour une première fois le milieu argentin Adrian Arregui. Personnellement, j’ai hâte de voir le numéro 14 pendant 90 minutes. J’ai l’impression que son style de jeu pourrait combler quelques lacunes défensives du XI montréalais.

Après coup, Ballou Tabla a aussi eu des mots très durs envers sa performance et surtout son jeu en fin de match. Je répondrai qu’il faut savoir remettre celle-ci en perspective. À 17 ans seulement, l’Impact devra vivre avec les erreurs de jeunesse de ce jeune homme talentueux.

Avec son talent, la somme des points positifs par rapport aux négatifs sera sans l’ombre d’un doute à l’avantage du club.

Savoir protéger l’avance

Au final, l’Impact devra réapprendre à mieux jouer avec une avance en fin de match. La tendance de cette équipe est de reculer et d’encaisser les attaques adverses.

Si on veut jouer de cette façon, il faudra plus de sécurité en arrière et surtout plus de concentration et d’intensité sur le terrain.

On peut aussi se fier à l’intelligence tactique des joueurs qui sont somme toute expérimentés, mais comme en fait preuve le match de samedi, parfois ce n’est pas assez.

Il faut aussi que le banc soit en mesure de bien communiquer la situation à l’ensemble de l’effectif.