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Adapter sa conduite

Soyez prudents lors de vos déplacements en sentiers parce que la glace est omniprésente.
Photo Julien Cabana Soyez prudents lors de vos déplacements en sentiers parce que la glace est omniprésente.

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Lorsque la saison tire à sa fin, il arrive souvent que les conditions de sentiers peuvent changer rapidement, tout dépendant des sautes d’humeur de Dame Nature. Ainsi, lorsque vous circulez en sentiers, vous devez toujours adapter votre conduite aux conditions présentes.

Dernièrement, le Québec a connu une période de temps doux, suivi d’une période de froid intense. La conséquence directe de ces extrêmes, c’est la formation de glace dans les sentiers.

«Il faut vraiment que les gens soient conscients que la glace peut se trouver n’importe où dans le sentier autant dans les courbes, les montées et les descentes, souligne l’expert de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, Michel Garneau. Les motoneigistes doivent réduire leur vitesse et toujours se rappeler que le danger les guette.»

Il existe tout de même des moyens pour vous aider dans de telles situations.

«Cette saison, la Fédération a mis en branle une campagne, en collaboration avec la compagnie Woody’s, pour utiliser des crampons sur la chenille des motoneiges, explique Garneau. Nous avons fait cela parce qu’en rajoutant ce petit plus, les motoneigistes peuvent mieux se garantir lorsqu’ils doivent vivre avec des conditions comme celles qui prévalent présentement. Une fois qu’un motoneigiste a roulé en sentier avec des crampons, il ne veut plus faire les choses différemment. C’est un élément de sécurité essentiel à mon avis.»

Perdre le sentier

Lorsque l’on circule en motoneige dans les sentiers, il peut arriver que parfois, même s’il y a des panneaux de signalisation, ils se perdent dans la neige.

«Dans certaines conditions de lumière, il est vrai que si le sentier n’est pas dans un secteur boisé, on peut carrément le perdre une fois que l’on se retrouve dans un espace ouvert, entièrement blanc. Le paysage peut nous confondre, affirme Michel Brault de la Fédération. Aujourd’hui, de nombreux casques possèdent une visière intégrée qui agit comme des lunettes de soleil. Si un motoneigiste ne possède pas ce genre d’équipement, il est conseillé d’utiliser des verres fumés qui permettront de faire la différence dans le décor.»

Cette situation de «white wall» ou mur blanc, nous l’avons vécu encore dernièrement au Montana durant les essais que nous avons faits. À un moment donné, il n’y avait plus aucune différence entre le sentier et les champs où nous circulions. Plusieurs se sont payés des sorties de piste ou ont manqué des courbes.

Ralentir et avoir des équipements adéquats, peut faire une grande différence dans une telle situation.

Malgré la neige

Même si nous avons vécu une tempête de neige importante au cours des dernières heures, cela ne change pas beaucoup l’état de la situation.

«Les premiers qui vont circuler vont bénéficier de bonnes conditions sauf que rapidement, on va retrouver le fond du sentier qui est toujours glacé, mentionne Michel Garneau. Il faudra donc demeurer vigilant et surtout lever le pouce de l’accélérateur, particulièrement dans les courbes pour ne pas enlever complètement la neige fraîche. La sécurité doit demeurer la prémice de base de toutes les randonnées de motoneige.»

Qu’on le veuille ou non, nous nous dirigeons vers la fin de la saison et rapidement pour certaines régions. Les conditions actuelles demeureront les mêmes puisque les bénévoles des clubs ne peuvent pas faire grand chose avec des sentiers où la glace est omniprésente. Le secret demeure le même : adapter sa conduite en conséquences.

Sneak peek 2018

Vendredi et samedi, vous aurez l’occasion de pouvoir découvrir les modèles 2018 des fabricants BRP/Ski-Doo, Polaris et Yamaha alors que se déroulera le Sneak Peek. Le rendez-vous se déroulera au Complexe Capital Hélicoptère situé au 1688 chemin de l’Aéroport. L’entrée et le stationnement seront gratuits. Si vous avez des questions précises sur un modèle en particulier, vous pourrez bénéficier des conseils de Michel Garneau de la FCMQ qui sera sur place. Il arrive comme moi de West Yellowstone où il a eu l’occasion de les essayer.

Les fédés oubliées

Dans l’élaboration du Cadre de référence d’interventions en milieux isolés, les experts du gouvernement ont oublié de consulter la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec et la Fédération québécoise des clubs quads, deux organisme qui possèdent une vaste expertise en la matière. Les deux sont responsables de réseaux de sentiers qui parcourent l’ensemble du Québec. Appelée à fournir certains renseignements, la FCMQ a expliqué aux gens du Ministère des Transports, que sur l’ensemble de son réseau, il y a 7699 croisements de routes qui touchent 1089 municipalités via les 201 clubs de la fédération. Les données fournies présentent aussi la classe de routes, les Municipalités régionales de comté touchées (MRC) et les municipalités. Les responsables gouvernementaux du dossier vont mieux comprendre l’ampleur de la tâche.

Système dans la région

Pour porter secours en cas d’accident dans les sentiers de motoneige, certaines régions dont celle de Portneuf-Québec-Charlevoix, ont déjà un système qui fonctionne bien. Un peu partout dans les sentiers, il y a des pancartes indiquant les sorties d‘urgence. Si quelqu’un est témoin d’une situation d’urgence, il suffit de rejoindre les gens de la Sûreté du Québec pour leur fournir le numéro de la sortie la plus proche, ce qui leur permettra de porter assistance le plus rapidement possible aux personnes en danger. Sur les pancartes, par exemple, on peut lire des inscriptions comme 03-212. À l’aide d’une carte qu’ils ont en mains, les agents sauront exactement où aller.