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Le président de la FTQ-Construction démissionne

FTQ,Arnold Guerin
Photo d'archives Arnold Guérin, Ex-président, FTQ-Construction

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Le président de la FTQ-Construction, Arnold Guérin, a récemment démissionné en pleine période de négociation des conventions collectives, a appris Le Journal.

Selon nos informations, le départ de Guérin est survenu il y a environ deux semaines. La nouvelle n'a pas été publicisée par l'exécutif du plus gros syndicat de la construction au Québec, fort de 75 000 travailleurs.

«Ça a été un choix personnel. Il trouvait que (le rôle de président) lui faisait une charge trop importante», explique le porte-parole de la FTQ-Construction, Merlin Trottier-Picard, joint par Le Journal.

«Le fait qu'il soit père monoparental a joué dans la balance», ajoute-t-il.

Négociation

Le départ de M. Guérin survient à un moment névralgique, alors que les cinq grands syndicats de la construction sont assis à la table de négociation avec les quatre associations patronales, dont l'Association de la construction du Québec (ACQ).

Ce sont les conventions collectives de 175 000 travailleurs qui sont actuellement en jeu. Elles viennent à échéance le 30 avril. Les prochaines conventions collectives seront valides jusqu'en 2021.

Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, bien peu de progrès ont été réalisés dans les pourparlers jusqu'à maintenant, et la possibilité d'une grève syndicale est bien réelle.

Il reste à la FIPOE

Pour l'instant, la FTQ-Construction, qui regroupe 44 % des travailleurs de l'industrie, se garde bien d'indiquer qui prendra l'intérim au poste de président.

Arnold Guérin présidait cette puissante organisation syndicale depuis 2011, au moment du départ de Yves Mercure.

Il a notamment été très critique envers le projet de loi 33 pour éliminer le placement syndical dans l'industrie de la construction, porté par l'ex-ministre du Travail Lise Thériault en 2011.

Le porte-parole de la FTQ-Construction confirme que M. Guérin entend rester directeur général de la FIPOE, la section locale des ouvriers en électricité.

La FIPOE a fait la manchette en 2013, quand notre Bureau d'enquête révélait que les contribuables québécois avaient payé 661 000 $ à cette section locale pour acheter les actifs de la pourvoirie Joncas, dans la réserve faunique de La Vérendrye.