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Une trentaine d’employés ont dormi à Sainte-Justine

Ils ont enfilé des jaquettes d’hôpital et pris des brosses à dents en chirurgie

Une trentaine d’employés ont dormi à Sainte-Justine
Photo courtoisie Jacinthe Morin

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Coincés par la tempête hivernale mardi soir, une trentaine d’employés de soir du centre hospitalier Sainte-Justine ont dormi sur place, parfois même en jaquette d’hôpital.

«On n’est pas prêtes d’oublier ça!» avoue Jacinthe Morin, infirmière à l’urgence.

«C’est assez exceptionnel comme situation. Mais les routes étaient tellement dangereuses», ajoute-t-elle.

En terminant leur quart de travail vers 23 h 30 mardi soir, une trentaine d’employés (infirmières, préposés, médecins, etc.) de l’hôpital pour enfants se sont retrouvés pris dans la tempête.

«On n’était pas organisées pour ça, mais on a plaidé pour rester. Des employés ont essayé de partir vers 22 h, mais ils sont revenus parce qu’ils étaient coincés», ajoute l’infirmière, qui a 14 ans d’ancienneté.

Pour les accommoder, des chambres actuellement non occupées d’une aile du centre hospitalier ont été aménagées.

Sans vêtements pour se changer, plusieurs infirmières ont porté des jaquettes d’hôpital et pris des brosses à dents au département de chirurgie.

«C’est la première fois que je ne retourne pas chez nous à cause de la météo, souligne Mme Morin. Mais on a pris ça à la rigolade.»

«On s’est même fait livrer de la pizza! ajoute-t-elle. Il faisait froid, mais on a bien dormi.»

Selon la direction de l’hôpital, plusieurs employés avaient prévu le coup en raison des prévisions météorologiques et avaient apporté leurs bagages pour la nuit.

Centaine d’absents

Par ailleurs, une centaine d’employés (infirmières et préposés aux bénéficiaires, agents administratifs) n’ont pas pu se présenter au travail mercredi matin en raison de la météo.

Devant ces absences, plusieurs de leurs collègues ont dû faire des heures supplémentaires, parfois jusqu’à 16 heures de suite.

«Il y a eu du temps supplémentaire obligatoire, mais c’est vraiment une mesure d’exception. Et la tempête était exceptionnelle», répond Mélanie Dallaire, directrice des communications.

«Dans des situations comme celle-là, on comprend, dit Mme Morin. On a un bon esprit d’équipe, et on sait qu’une urgence d’un hôpital ne peut pas fermer.»

Selon la direction de Sainte-Justine, plusieurs autres employés ont dormi sur place mercredi durant la journée et en soirée.

« Beaucoup d’entraide »

Aussi, beaucoup de patients en cliniques externes ne se sont pas présentés à leur rendez-vous mercredi. Le personnel a été relocalisé sur d’autres unités.

«Il y a eu beaucoup d’entraide sur les quarts de travail», dit Mme Dallaire.

Ailleurs dans le réseau, plusieurs hôpitaux de Montréal ont aussi rapporté des baisses d’achalandage et des annulations de rendez-vous par des patients.