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Bordel sur l’A13: une demande de recours collectif déposée

Bordel sur l’A13: une demande de recours collectif déposée
Photo Agence QMI

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Des gens qui ont été prisonniers de leur véhicule sur l’autoroute 13 à Montréal en pleine tempête de neige dans la nuit de mardi à mercredi veulent intenter un recours collectif contre la Ville de Montréal, le gouvernement provincial et la Sûreté du Québec.

La demande d’autorisation du recours a été déposée en cour Supérieure du Québec jeudi et exige une compensation de 2000$ par personne qui s’ajouteront au montant correspondant aux dommages matériels subis.

En plus de la Ville de Montréal et la SQ, les ministères de la Sécurité publique et du Transport sont également visés.

Le demandeur au dossier est Alexandre Lepage Forbes mais le recours pourrait inclure jusqu’à 500 personnes, estime l’avocat au dossier Marc-Antoine Cloutier de la firme Deveau.

«Tous les intervenants ont laissé tomber les gens de l’A13. Ce n’est pas comme si le plan a un peu marché, il n’a pas du tout fonctionné, explique Me Cloutier. C’est inacceptable et ça mérite qu’un tribunal se penche sur ce qui s’est passé. Il n’y a aucun doute qu’il y a faute.»

Vers 19h15 mardi soir, M. Lepage Forbes a quitté son travail situé dans Ville Saint-Laurent en empruntant l’A13 en direction sud pour se rendre à son domicile sur la Rive-Sud à une trentaine de minutes de Montréal.

Vers 20hrs, un bouchon de circulation l’a toutefois obligé à s’immobiliser à la hauteur de la sortie de l’autoroute Cote-de-Liesse. Les heures ont passé. Aucun policier ne sera aperçu avant 00h30. C’est à ce moment que M. Lepage Forbes sortira de sa voiture pour aller demander des informations au patrouilleur de la SQ.

Malheureusement, cet agent n’aura aucune information «utile» à lui fournir, précise la requête. Il ne pourra pas non plus lui indiquer si les autorités avaient entrepris des démarches pour venir en aide aux automobilistes.

Entre-temps M. Lepage Forbes a appelé son collègue Giovanni Vacca, lui aussi coincé dans le bouchon. Ce dernier lui a alors dit avoir appelé le 911 à plusieurs reprises. M. Vacca a ensuite été rejoindre son collègue dans sa voiture, car il craignait de manquer d’essence.

Les deux hommes attendront encore jusqu’à 5h00 du matin avant d’apercevoir de nouveau d’autres policiers et des pompiers sur les lieux. Quelques minutes plus tard, la circulation a finalement repris graduellement. M. Lepage Forbes est arrivé chez lui à 6h30 du matin. Pendant ces 11 heures d’attentes, il n’a pas pu manger ni boire ou aller aux toilettes.

«En raison de sa déshydratation importante ainsi que de sa faim, le demandeur a souffert de maux de tête pendant la majorité de la nuit ainsi que pendant toute la journée du 15 mars», peut-on lire dans la requête.

Il n’a pas fermé l’œil de la nuit, car il était inquiet et anxieux, souligne le document de cour.

Me Cloutier invite les autres personnes lésées à contacter la firme d’avocat afin de faire part de leur témoignage.