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«Il avait la belle vie devant lui»

Des proches de Michael Fiset sous le choc de la mort du camionneur de 33 ans

Michael Fiset et sa conjointe Sabrina Couture
Le Journal de Québec Michael Fiset et son amie de coeur, Stéphanie Couture.

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Michael Fiset, mort coincé dans sa camionnette était un camionneur chez Gilmyr qui «commençait à avoir la belle vie devant lui» raconte un de ses proches qui s’explique toujours mal comment le jeune homme de 33 ans a pu y laisser sa peau.

Robert Fiset est un cousin «très proche» du résident de Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud qui a péri dans la nuit de mardi à mercredi, embourbé dans une lame de neige. Il se désole que de voir Michael partir alors que la vie mettait de belles choses sur son parcours depuis un moment.

«Vie rayonnante»

Nouvellement en couple avec sa conjointe, le camionneur de profession habitait une jolie maison de la montée Saint-François. «Il travaillait là depuis un moment. Il avait rencontré une fille, il avait une belle maison, il avait fait le terrassement, son garage et tout. Sa vie avait l’air rayonnante comme jamais», raconte Robert Fiset, émotif en repensant à son cousin, «un gars rieur et plaisant».

Il n’en revient pas de la façon dont le jeune homme a péri, pris au piège avec son collègue Pierre Thibault. «Il avait la vie devant lui et à cause d’un banc de neige, tout est fini? C’est terrible», confiait M. Fiset.

Réjean Lavoie et Myriam Frippiat sont les voisins de  Michael Fiset tué dans la tempête à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud dans la nuit du 14 au 15 mars 2017.
Photo Pierre-Paul Biron
Réjean Lavoie et Myriam Frippiat sont les voisins de Michael Fiset tué dans la tempête à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud dans la nuit du 14 au 15 mars 2017.

Des voisins sous le choc

Les voisins de Michael, Réjean Lavoie et Maryse Frippiat, parlaient aussi de lui comme d’un jeune homme enjoué et serviable. «Il nous saluait tout le temps et est venu nous donner un coup de main parfois à la maison. C’est terrible ce qui est arrivé», soupirait M. Lavoie en jetant un coup d’œil à la résidence du défunt, vide après que les policiers soient passés annoncer la triste nouvelle. «Je suis allé cogner pour voir si sa conjointe pouvait avoir besoin de quelque chose, mais ça ne répondait pas», ajoute Mme Frippiat.

Le couple avait vu Michael Fiset quitter mardi vers 16h00 alors que la tempête prenait de l’ampleur. «Tout de suite, j’ai dit que ça ne se pouvait pas. Ça n’avait pas d’allure qu’il aille travailler à cette température-là», précise sa voisine.

Elle et son mari ont finalement appris la triste nouvelle de leur déneigeur le lendemain. «Il nous a dit qu’un des fils de M. Fiset était mort, mais ne savait pas lequel. On a compris tout de suite quand son camion n’était jamais revenu.»