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Les deux hommes auraient frappé à une maison avant de se réfugier dans leur véhicule

Ils auraient frappé chez un résident et auraient emprunté une pelle pour se déprendre de la lame de neige

Gilbert Samson est le remorqueur qui est parvenu à atteindre le véhicule des deux victimes de la tempête à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud. Mickael Fiset l'avait contacté vers 22 h 20 la veille, mais l'homme ne pouvait pas les rejoindre.
Photo Pierre-Paul Biron Gilbert Samson est le remorqueur qui est parvenu à atteindre le véhicule des deux victimes de la tempête à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud. Mickael Fiset l'avait contacté vers 22 h 20 la veille, mais l'homme ne pouvait pas les rejoindre.

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MONTMAGNY | Les deux hommes qui sont décédés dans leur véhicule à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud dans la nuit de mardi à mercredi ont tenté de se sortir du pétrin avant de se réfugier dans la camionnette dans laquelle leurs corps ont été retrouvés au petit matin.

«Sortir chercher de l’aide et se réfugier chez des résidents du coin.» Voilà le conseil qu’a donné le garagiste Gilbert Samson lorsque Michael Fiset l’a appelé à l’aide tard mardi soir. D’autant plus que les deux hommes se trouvaient à une quinzaine de mètres à peine de quelques maisons.

«Il m’a appelé à 22 h 21 pour que j’aille le remorquer. Je lui ai dit que ça ne circulait pas. Ce n’est pas que je ne voulais pas, c’est que je ne pouvais pas. Dans ce temps-là, je dis de frapper à la première maison et de dormir là», raconte le propriétaire du Garage GGB Samson.

Trop tard

Michael Fiset, 33 ans, et Pierre Thibault, 42 ans, ont voulu suivre les conseils du garagiste, mais ne sont vraisemblablement pas parvenus à obtenir de l’aide. «Ils seraient allés cogner à une porte et n’auraient jamais eu de réponse. Avec le vent, c’est sûr que le citoyen chez qui ils ont frappé ne pouvait rien entendre», précise le maire de la petite municipalité, Alain Fortier.

Les deux hommes n’ont toutefois pas abandonné à ce moment, déterminés à déprendre leur véhicule. «Ils auraient pris une pelle dans la cour pour aller essayer de sortir», souligne l’élu, ébranlé par le sort réservé aux deux victimes.

Tout a été tenté, selon le maire

M. Fortier soutient par contre que tout a été fait pour venir en aide aux deux victimes. «On a essayé avec un de nos camions et ça a brisé. On en a fait venir un de Montmagny qui ne pouvait se rendre. On a appelé Berthier et c’était la même chose. Personne ne pouvait se rendre», raconte M. Fortier.

Chez Transport Gilmyr, l’employeur des deux victimes, la tragédie a eu l’effet d’une onde de choc. D’autant plus que Pierre Thibault, un répartiteur, avait avisé les chauffeurs de ne pas prendre de risque.

«Il a donné le mot d’ordre aux chauffeurs de ne pas sortir parce que la 20 était fermée. Je ne sais pas pourquoi il a pris la route, j’en ai aucune idée», confiait Marcus Deschênes, directeur des opérations de la compagnie, les yeux dans l’eau.