/news/health
Navigation

Système de santé québécois : un cancre par rapport à l’Ontario

Coup d'oeil sur cet article

L’accès au système de santé québécois fait pâle figure par rapport à son voisin ontarien.

Ainsi, 88% des médecins québécois sont incapables d’offrir un rendez-vous le jour même ou le lendemain, contre 63% des médecins ontariens, selon un rapport du Commissaire à la santé et au bien-être publié jeudi.

Ce manque d’accès explique que 60% des visites à l’urgence au Québec le sont pour des cas jugés non urgents, affirme le commissaire.

Les patients peinent aussi à obtenir des tests diagnostiques : 65% des médecins québécois affirment qu’ils ne peuvent les obtenir dans de courts délais, contre seulement 20% des toubibs ontariens.

Par contre, une fois admis dans le réseau, 89% des patients se disent satisfaits du service offert par le médecin.

Lever aux aurores

Le rapport met en lumière une contradiction du système de santé, estime François Paradis. «Le ministre a beau dire qu’on s’approche de notre cible nationale d’inscriptions de patient, mais au-delà d’en avoir un médecin, encore faut-il le voir», lance le porte-parole de la CAQ en matière de santé.

«Les gens n’auront pas d’autres choix encore une fois de se lever aux aurores et d’aller en clinique sans rendez-vous», déplore-t-il.

Pour la critique péquiste, Diane Lamarre, les constats du commissaire démontre que la réforme du ministre de la Santé, Gaétan Barrette a «désorganisé davantage» le réseau. «Il a démantelé ce qui fonctionnait bien», dit-elle.

Poste aboli

Le rapport du commissaire pourrait bien être le dernier. Le ministre Barrette a aboli le poste l’an dernier et ses activités seront fusionnées à celles de l’Institut d’excellence en santé et en services sociaux.

Une décision dénoncée par les deux partis d’opposition. «On va avoir de plus en plus de difficultés à avoir ce genre de données-là», prévoit Diane Lamarre.

«Je pense que c’est une organisation qui levait le drapeau rouge lorsqu’il fallait le lever, souligne François Paradis. Je ne suis pas sûr que tout ce qui était dit dans les rapports du commissaire faisait plaisir au gouvernement.»