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Welcome, Emmanuella!

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La candidate victorieuse à l’investiture libérale de Saint-Laurent, Emmanuella Lambropoulos, est une Grecque élue par ses voisins grecs à la demande d’organisations grecques officielles invoquant l’identité grecque pour appeler à voter du bon bord. Du pur vote ethnique !

Pourriez-vous m’expliquer quelque chose, chers lecteurs? Après tout, je suis un «tricoté serré». C’est peut-être la raison pour laquelle je ne comprends plus rien. Comme Richard Martineau, mon confrère, le faisait remarquer dans ces pages, on n’a plus le droit de parler au nous si l’on est un Québécois. Par contre, les Grecs de la communauté montréalaise et du bon Parti libéral du Canada dans Saint-Laurent, eux, peuvent le faire ouvertement.

En fait, ils ne disent pas nous. Ils disent We...

Anglais à volonté

Mme Lambropoulos ne confiait-elle pas cette semaine qu’elle préférait parler l’anglais? Après tout, les gens du Québec sont accueillants. Nous ne sommes pas impitoyables comme le fut Jacques Parizeau.

La preuve: nos motards amoureux des Harley Davidson, les Anges de l’enfer, préfèrent s’appeler Hells Angels. Notre Office de la langue française n’intervient bien sûr pas pour franciser ces bons petits bébés bien élevés adeptes du plein air sur deux roues. On les laisse s’afficher avec des écussons Quebec City ou South.

Manque d’audace

Les très accueillantes villes de Saint-Pie-de-Bagot et de Saint-Hyacinthe — où les hôtels étaient bondés, c’est bon pour les affaires — recevaient la fin de semaine dernière ces «Anges de l’enfer» qui se réunissaient pour un quelconque sommet. Allez me dire ensuite que le tourisme ne fonctionne pas, au Québec! Même à l’Assemblée nationale, une entreprise de construction associée aux Hells Angels a hérité d’un contrat!

Au sein du Québec qui n’ose pas dire nous et qui a peur des motards, les minorités peuvent donc imposer l’anglais et voter ethniquement. Donc... Welcome, Emmanuella ! Tu peux piétiner la langue des Québécois. Ils se laisseront faire. Et ceux qui résisteront se feront dire par Philippe Couillard qu’ils «soufflent» sur les «braises de l’intolérance».