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L'univers des fantasmes

L'univers des fantasmes
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Rêves éveillés secrets, fantaisies enfouies au fond de ­l’esprit, plaisirs imaginaires coquins... Et si vous osiez dire «stop» la culpabilité afin d’explorer vos fantasmes? Mais ensuite, que faire avec? Les partager? Les analyser? Les vivre? Y a-t-il une normalité en la matière? Faisons le point!

Dès l’éveil sexuel, les fantasmes commencent à habiter les pensées des garçons et des filles. De façon générale, on remarque que c’est vers l’âge de 12 ans que certaines pensées commencent à habiter ces jeunes, particulièrement de façon éveillée.

Souvent élaborés à partir d’images ou de photos concrètes, certains scénarios font leur chemin jusqu’à l’imaginaire. Des pensées coquines qui n’ont, habituellement, rien de malsain, se diversifient et se multiplient en fonction de l’âge, de l’évolution personnelle et de l’expérience acquise.

Une progression peut s’installer pour ressembler à «j’espère que ce beau garçon va me regarder» à 14 ans, à «j’espère que ce bel homme me désire secrètement» à 38 ans! Ou encore, si les pensées voguent vers des eaux plus ­mouvementées à «j’aimerais que cette belle femme défasse mon pantalon et me fasse une fellation»!

La beauté des fantasmes, c’est que la limite est déterminée par ­celui ou celle qui les crée. Plus ­encore, le fantasme n’a surtout pas besoin d’être réel pour être excitant. Une fantaisie peut sembler banale pour certaines personnes, mais être extrêmement riche en sensations pour d’autres. Tout est une question de goût, mais surtout d’intérêt. Car pour que le fantasme remplisse pleinement sa fonction, c’est-à-dire stimuler et exciter, il faut le provoquer. Il faut aller le chercher au plus profond de soi.

Du rêve à la réalité

On lui a longtemps donné ­mauvaise réputation, car il ­implique l’entretien d’un monde imaginaire secret. Éducation ­religieuse ou valeurs morales, très peu d’hommes et particulièrement très peu de femmes se sont vu ­accorder le droit de rêvasser à des comportements sexuels.

Létitia, une femme de 58 ans nous révèle: «J’ai réussi à explorer ma sexualité il n’y a que quelques années. C’est vraiment tout récent. Ma mère avait une si grande emprise sur moi et mes pensées que la culpabilité m’envahissait systématiquement lorsque j’avais des images de sexualité. Je ne ­regardais pas de porno, mais juste d’imaginer faire des choses sexuelles avec un autre homme que mon mari me faisait sentir si mal que je bloquais tout. Elle est décédée en 2012, paix à son âme, mais ce fut une telle libération pour moi. J’avais désormais ­l’impression que ma vie m’appartenait, que mes pensées étaient correctes. Pas besoin de vous dire que je me suis permise bien des choses une fois que mon deuil s’est terminé.»

Nombreuses sont les personnes qui vivent des sentiments de culpabilité par rapport aux fantasmes. Ceux qui entretiennent et déclenchent le désir sont toutefois non seulement utiles, mais nécessaires.

Par contre, il est impératif de savoir que le fantasme n’est pas tenu à la réalisation! Car vivre un fantasme peut comporter des dangers, le principal étant son déplaisir: il est plutôt exceptionnel qu’il se réalise exactement de la façon dont il a été pensé! Vous n’en contrôlez pas tous les éléments comme vous le faites dans votre imaginaire. Les partager? Pourquoi? Pourquoi pas?

À ce niveau, ça dépend de la ­relation que vous vivez et surtout à quel point vous tenez à votre ­fantasme. Car une fois qu’il sera révélé, il aura beaucoup moins d’intérêt. À vous de voir!

Habituellement, un certain degré de censure est recommandé à ce niveau. Quelques fantaisies révélées pourraient en effet avoir un pouvoir immense en matière ­d’excitation sexuelle... mais aussi des conséquences négatives.

Et s’ils sont absents ?

Bref, avoir des fantasmes, c’est non seulement normal, mais c’est aussi vital pour une bonne ­sexualité. Que faire si on n’a pas de ­fantasmes? Les inviter! Lire des trucs à caractères érotiques, se permettre de s’imaginer des choses que l’on ne ferait jamais dans la vraie vie... et pourquoi pas se masturber en y pensant?

Car après tout, le fantasme est à votre service jour et nuit!

L’utilité du fantasme

Un fantasme, s’il ­représente un désir plus ou moins conscient, ­permet de...

  • entretenir le désir, ­l’attente
  • explorer une facette de soi souvent enfouie
  • stimuler l’imaginaire
  • entretenir un intérêt ­érotique
  • servir de soupape