/opinion/columnists
Navigation

Ne pas déranger

Coup d'oeil sur cet article

Défendre le territoire et le représenter à l’étranger; veiller à ce que la loi soit appliquée et que justice soit rendue; assurer la sécurité des citoyens.

Même pendant une tempête, genre.

À gauche comme à droite, tout le monde s’entend, ce sont les missions les plus fondamentales d’un gouvernement.

Tout le monde en fait, sauf les libéraux. Ça ne les intéresse pas.

Pas leur faute

C’est frappant avec ce gouvernement. Chaque fois qu’il doit agir sur ces questions, il ressemble à une tortue virée sur le dos.

Évidemment, ce n’est pas à cause de Philippe Couillard si la Cour suprême a rendu une décision qui engorge les tribunaux. Laurent Lessard et Martin Coiteux n’ont pas commandé la tempête qui a frappé cette semaine.

Mais chaque fois, c’est la même chose. Les ministres sont nonchalants et procrastinent. Pleurnichant que ce n’est pas leur faute, ils finissent par réagir, de mauvaise grâce.

Chaque fois, on dirait qu’on les dérange. «Les juristes de l’État veulent négocier? Désolé, j’ai un ruban à couper!»

Grands ados

Ce n’est pas compliqué, ce que les gens veulent. Ils savent que leurs élus ne sont pas des superhéros. Ils s’attendent simplement à se faire dire dès l’heure zéro: «C’est ma responsabilité, je vais m’assurer que tout se passe le mieux possible.»

Mais non. Quand il est question de sécurité et de justice, Philippe Couillard et ses ministres se traînent les pieds en bougonnant comme de grands ados qui doivent faire leur chambre.

On peut être en désaccord sur le déficit zéro ou sur les petites liqueurs, c’est correct. Quand il s’agit de ses fonctions régaliennes, toutefois, un gouvernement ne devrait pas avoir besoin de coups de pied au derrière pour avancer.

Les Hells Angels préparent un retour en force, paraît-il. Les libéraux doivent déjà être en train de se dire que ce n’est pas de leur faute.