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Deux producteurs de cannabis en justice

Leur pot médical contiendrait des pesticides interdits

Deux producteurs de cannabis en justice
Photo d'archives, AFP

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Un nouveau recours collectif a été déposé en Nouvelle-Écosse contre un producteur dont le cannabis médical contenait des pesticides interdits. Il s’agit d’un troisième recours visant deux producteurs qui comptent parmi leurs clients de nombreux Québécois.

Cette nouvelle requête, déposée cette semaine, vise le producteur ontarien Mettrum, qui fait déjà l’objet d’un autre recours en Ontario. Une action en justice a aussi été intentée la semaine dernière contre le producteur du Nouveau-Brunswick OrganiGram, et on retrouve des Québécois parmi les victimes, a confirmé au Journal Madeleine Carter, avocate pour la firme Wagner, qui pilote deux des trois recours.

<strong>Madeleine Carter</strong><br><em>Avocate</em>
Courtoisie
Madeleine Carter
Avocate

Ces derniers mois, un pesticide interdit, le myclobutanil, a été trouvé dans certains lots de cannabis médical de ces deux producteurs autorisés par Santé Canada. Lorsqu’il est inhalé, ce pesticide utilisé pour traiter les maladies fongiques génère une fumée toxique qui peut être cancérigène.

En réaction à cette controverse, l’agence de santé a d’ailleurs commencé, en février dernier, à analyser de façon aléatoire les produits des 40 producteurs autorisés.

Ces analyses sont cependant obligatoires pour Mettrum, et OrganiGram fera l’objet d’ana­lyses systématiques obligatoires.

Vomissements

Le récent recours est intenté par un résident de la Nouvelle-Écosse, Neal Partington, représenté par la firme Wagner.

M. Partington s’est fait prescrire du cannabis médical de Mettrum en mai 2016 pour soulager des maux de dos. Il participe au projet-pilote de l’Université McGill, à Montréal, qui vise à recueillir des données sur la marijuana et les douleurs chroniques. Selon la requête, après avoir consommé la drogue, il a souffert d’étourdissements et de vomissements, et peinait même à se tenir debout.

Canopy, qui a acheté Mettrum en janvier, affirme avoir l’intention de se défendre «vigoureusement».