/sports/fighting
Navigation

Place au duel entre Golovkin et Jacobs

SPO-BOX-GENNADY-GOLOVKIN-MEDIA-WORKOUT
Photo AFP Daniel Jacobs sera « l’adversaire le plus ­difficile » qu’aura affronté ­Gennady Golovkin depuis le début de sa carrière ­professionnelle.

Coup d'oeil sur cet article

New York | Le Kazakh Gennady Golovkin, champion WBC, WBA et IBF des moyens, se présente volontiers comme le meilleur boxeur en activité et il aura l’occasion de le prouver contre l’Américain Daniel Jacobs, son adversaire le plus relevé, ce soir à New York.

Avec son impressionnant palmarès de 36 victoires, dont 33 avant la limite, en autant de combats, Golovkin, 34 ans, ne redoute personne.

Mais Jacobs n’est pas n’importe qui: «C’est l’adversaire le plus difficile de ma carrière professionnelle», a prévenu Golovkin.

«J’ai regardé des vidéos de ses combats et il est vraiment bon, il frappe fort», a admis celui qui est surnommé «GGG» aux États-Unis, son pays de résidence.

Miraculé

Le surnom de son adversaire n’est pas anodin: Jacobs est «The Miracle Man», littéralement l’homme-miracle depuis qu’il a guéri d’une forme rare de cancer des os.

Après le diagnostic en 2012, il s’est battu pendant dix-neuf mois contre la maladie et le pessimisme des médecins, dont certains le condamnaient, pour revenir sur les rings encore plus fort.

Depuis son retour, il a remporté ses dix combats par KO ou arrêt de l’arbitre.

«Je crois en moi, je sais ce dont je suis capable et personne ne peut me priver de ce qui doit me revenir», a lancé l’Américain âgé de 30 ans, dont la seule défaite, pour 32 victoires dont 29 avant la limite, remonte à 2010.

«Je suis au sommet de ma carrière, c’est le moment idéal pour moi de prouver que je suis le meilleur et quoi de mieux que de le montrer face au meilleur du moment», a insisté Jacobs.

«Pour battre un type comme Golovkin, il faut être fort mentalement, personne n’est plus fort dans sa tête que moi après ce que j’ai vécu, rien ne me fait peur», a-t-il prévenu.

Golovkin a lui aussi des certitudes: aucun boxeur n’a tenu le choc face à lui pendant douze rounds depuis neuf ans, soit 23 combats consécutifs gagnés avant la limite.

«On va montrer au monde entier ce qu’est un grand combat de boxe, cela va être un show incroyable», a-t-il lancé avec appétit.

Roman Gonzalez en action

Durant la même soirée, le Nicaraguayen Roman Gonzalez, invaincu en 46 combats (38 victoires avant la limite), remettra en jeu son titre WBC des super-légers lors de son 17e combat avec pour enjeu un titre mondial.

Il sera opposé au Thaïlandais Srisaket Sor Rungvisai, ancien champion WBC de la catégorie (41 victoires, 1 nul, 4 défaites).