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À la recherche de stabilité

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Photo Ben Pelosse Claude Julien devra trouver les combinaisons gagnantes pour le Canadien, qui amorce la dernière ligne droite de la saison régulière.

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Après 70 matchs de saison régulière, on est encore en train de se demander qui est le partenaire idéal pour Shea Weber ou lequel des joueurs de centre est le plus à sa place sur le premier trio. Je dois dire que ça m’inquiète.

Évidemment, je n’ai absolument aucun conseil à donner à Claude Julien. Il a assez d’expérience pour savoir que le momentum est primordial à l’approche des séries, tout comme la stabilité.

Par contre, force est d’admettre que de la stabilité, il n’y en a que très peu chez le Canadien.

On a encore du mal à savoir quel est le premier, le deuxième ou le troisième trio, et c’est la même chose avec les paires de défenseurs.

À un moment ou à un autre, un des joueurs va s’en plaindre, d’ailleurs. Ils pourront même se servir du fait qu’ils ne jouent pas avec leurs partenaires réguliers comme excuse.

Les joueurs veulent être casés.

Pourtant, en ce moment, on fait encore des tests. L’avantage numérique ne produit que très peu depuis quelques semaines et le personnel d’entraîneurs tente toujours de le relancer, et ce, avec douze parties à jouer en saison régulière. D’ailleurs, je ne les blâme pas, tous les entraîneurs font la même chose.

Par contre, à un certain moment, il faudra trouver les fameuses combinaisons gagnantes.

PLEKANEC

Je crois que si on recherche une réelle stabilité chez le Canadien, il faudra en venir à la conclusion que Tomas Plekanec ne mérite pas le temps de glace qu’on lui donne en ce moment. C’est dommage, mais la carrière du centre tchèque est en train de prendre la même allure que la fin de celle de Scott Gomez.

On continuait à s’entêter à vouloir lui offrir du temps de jeu digne du joueur le mieux payé de l’équipe, mais il ne livrait pas la marchandise. Je commence à entendre les mêmes choses dans le cas de Plekanec.

À un certain moment, il faudra laisser de côté le fait qu’il gagne 6 M$ cette saison. Le but dans la LNH, c’est de gagner des matchs, et, à l’heure actuelle, le 14 du Canadien n’aide pas en ce sens. Il joue comme un vétéran qui ne veut pas se blesser et il ne s’implique pas.

Je n’enlève rien à la carrière qu’il a connue, mais il est temps de passer à autre chose dans son cas.

EMELIN ET BEAULIEU

Voilà deux autres cas qui embêtent. Certains joueurs sont laissés de côté et le prennent comme un défi tandis que d’autres s’apitoient sur leur sort.

Force est d’admettre qu’Alexei Emelin n’a pas totalement compris le message de l’entraîneur puisqu’il a été atroce face aux Blackhawks de Chicago. Dans le cas de Beaulieu, on verra comment il se redressera ce soir.

Je continue de croire que ce pourrait être lui, le partenaire de duo de Shea Weber. Il faut simplement en venir à la conclusion qu’il ne deviendra probablement jamais un défenseur offensif dans le circuit Bettman.

Toutefois, il a un coup de patin de la LNH et plusieurs défenseurs ont connu de belles carrières chez les professionnels grâce à cette corde à leur arc.

— Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie

RADULOV POUR HUIT ANS ?

Des rumeurs ont circulé jeudi selon lesquelles Alexander Radulov serait à la recherche d’un contrat de huit ans. L’attaquant du CH a nié catégoriquement hier. Vrai ou non, force est d’admettre qu’il sera difficile pour le Canadien de lui offrir un pacte de huit saisons, si telle est sa demande. Le Tricolore aura plusieurs éléments à analyser avant de faire une offre à son ailier, dont le fait que les contrats de Carey Price, Alex Galchenyuk et Max Pacioretty devront être renégociés à court terme. À mon avis, cinq ans à raison de six millions $ par année serait une entente honnête pour les deux partis.

LE FAMEUX PROTOCOLE

Mardi dernier, Corey Crawford a reçu le boulet de canon de Shea Weber en pleine poire, mais on l’a laissé jouer après que l’arbitre est allé s’enquérir de son état de santé. Le fameux spotter, il était où? Pourquoi on ne retire pas systématiquement un joueur qui vient de recevoir un coup à la tête? Car oui, le plomb de Weber au visage, c’est un solide coup à la tête! À moins que le protocole soit différent pour les Blackhawks par rapport aux Sabres de Buffalo ou aux Coyotes de l’Arizona? À moins qu’on soit un peu plus indulgent pour les équipes qui sont toujours dans la course aux séries? Entre-temps, les directeurs généraux discutent de dossiers qui ne mènent souvent à rien dans leurs rencontres...

QUENNEVILLE ET DINEEN

Je souris chaque fois que je vois Joel Quenneville et Kevin Dineen réunis derrière le banc des Blackhawks. À l’époque où je dirigeais, Quenneville était un défenseur bien ordinaire des Whalers de Hartford. De son côté, Dineen évoluait à l’aile droite de cette formation et était un féroce compétiteur. Il jouait même à la droite de Ron Francis. C’était la guerre entre Dineen et Dale Hunter chaque fois qu’on les affrontait. J’adore le fait que Quenneville en ait fait son assistant. C’est fascinant de voir comme les temps changent. Ce dernier est passé d’un défenseur ordinaire à l’un des meilleurs entraîneurs dans le hockey tandis que l’autre est aujourd’hui son adjoint malgré le fait qu’il avait plus d’habiletés dans sa carrière de joueur.