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Des étudiants subissent les contrecoups de la grève à l’UL

Ils ne peuvent réaliser leurs projets en arts visuels faute de techniciens

« J’ai payé mes droits de scolarité pour réaliser quelque chose, pas pour faire des plans de ce que j’aurais pu faire à la maison. » – Cassandra Graham (à gauche), étudiante en arts visuels.
Photo Daphnée Dion-Viens « J’ai payé mes droits de scolarité pour réaliser quelque chose, pas pour faire des plans de ce que j’aurais pu faire à la maison. » – Cassandra Graham (à gauche), étudiante en arts visuels.

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Les employés de soutien de l’Université Laval sont en grève depuis bientôt un mois, et les impacts se font de plus en plus sentir sur le campus, en particulier parmi les étudiants en arts visuels qui affirment être les victimes collatérales de ce conflit.

«On se sent abandonnés. On n’est pas capable de nous fournir le moindre service, ici», lance Laurence Garant, présidente de l’Association des étudiants en design de produits, rencontrée à l’édifice de La Fabrique dans le quartier Saint-Roch, fréquenté par les étudiants en arts de l’Université Laval.

Ceux que Le Journal a rencontrés cette semaine en avaient long à dire. En l’absence des employés de soutien en grève depuis le 21 février, ils n’ont pas accès à la majeure partie des ateliers et à l’équipement nécessaire pour réaliser leurs projets, même si les cours sont maintenus.

Les ateliers de moulage et d’ébénisterie sont fermés, tout comme les studios de photo et vidéo, les chambres noires et le service de prêt de matériel audiovisuel. Même les imprimantes sont inutilisables depuis quelques jours, puisqu’il n’y a plus d’encre et de papier, rapportent-ils.

Payer de leur poche

De nombreux étudiants doivent payer de leur poche pour louer du matériel à l’extérieur de l’université, alors qu’ils ont déjà payé jusqu’à 125 $ pour avoir accès aux ateliers disponibles sur le campus. L’Association des étudiants en design de produits prévoit entamer des démarches pour réclamer des remboursements.

Plusieurs étudiants ont aussi tenu à dire qu’ils soutiennent les techniciens, dont le savoir-faire est primordial à leur apprentissage, mais qu’ils sont plutôt fâchés contre l’administration universitaire. «On est pris au milieu des tranchées, lance Laurence Garant. Personne ne nous a contactés pour trouver des solutions.»

« Désolés »

L’Université Laval affirme de son côté comprendre «qu’il n’est pas évident pour les étudiants de réaliser leurs travaux dans de telles circonstances».

«Nous sommes désolés des désagréments», ajoute la porte-parole de l’Université Andrée-Anne Stewart. Des «modalités d’arrangements» seront proposées aux étudiants sous peu, ajoute-t-elle.