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Bloc : pas de course

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Surpris du couronnement de Martine Ouellet au Bloc? Vous n’avez peut-être même pas eu le temps de vous rendre compte qu’il y avait une course tellement elle fut expéditive. Car, dans les faits, il n’y a jamais eu de course. Les membres ont voté en février pour une campagne accélérée, laissant peu de place aux autres candidatures potentielles ou encore à une surprise de dernière minute. Bref, le seul scénario envisagé s’est produit hier avec la nomination officielle de Martine Ouellet à la tête du Bloc.

Autres chefferies

Cette précipitation risque fort de faire passer le Bloc dans l’oubli pour les deux prochaines années. En effet, les campagnes à la chefferie du Parti conservateur et du Nouveau Parti démocratique à venir sont plus divertissantes, voire plus rocambolesques. Le Parti libéral du Canada regarde plutôt dans leurs directions pour connaître son opposition en 2019. Le Bloc, d’ici là, risque fort d’être sur la touche devant ces deux nouveaux chefs, élus à la Chambre des communes, qui auront tout le loisir de questionner les yeux dans les yeux le premier ministre Trudeau.

Martine Ouellet a beau répéter qu’elle est une machine, qu’elle peut tout faire, devant deux autres partis ragaillardis, elle ne pourra pas faire le poids à distance. Les médias n’ont presque pas couvert la course au Bloc et les courses du NPD et du PCC sont déjà plus suivies. Ça s’annonce mal pour la nouvelle chef qui désire remettre le Bloc sur les rails.

Et 2018 s’en vient

La nouvelle chef devra céder sa place comme député de Vachon au Québec en 2018, si ce n’est pas avant, et se concentrer sur la campagne à venir au Canada. Un an à l’extérieur de l’arène, ça peut être long. C’est aussi très solitaire. On ne peut que lui souhaiter bonne chance, elle en aura besoin.