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Mairie de Laval: Les 11 millions$ de la corruption seront remis aux jeunes

Le maire Marc Demers dévoilera un projet pour redonner l’argent volé

Le maire de Laval, Marc Demers, veut un deuxième mandat en novembre.
Photo: Améli Pineda Le maire de Laval, Marc Demers, veut un deuxième mandat en novembre.

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Les 11 millions $ volés aux contribuables à cause de la corruption et de la collusion par l’ex-maire Gilles Vaillancourt, entre autres, seront investis dans des projets pour les jeunes de Laval, a annoncé le maire Marc Demers.

«Le projet que nous allons dévoiler sera destiné aux enfants et il permettra de se rappeler longtemps ce qui aurait pu être fait avec l’argent volé et gaspillé», mentionne Marc Demers, le maire de Laval. D’ici un mois, la Ville de Laval entend lancer un programme destiné «à la jeunesse».

Le maire n’a pas voulu donner plus de détails pour l’instant, mais il promet que les enfants seront au cœur des investissements.

11 M$ récupérés

Jusqu’à présent, 11 M$ volés aux Lavallois, à cause de la corruption et de la collusion, ont été récupérés, a révélé dimanche M. Demers.

De ce montant, 9 M$ ont été repris à l’ancien maire Gilles Vaillancourt, qui a été reconnu coupable de fraude, d’abus de confiance et de complot le 1er décembre 2016.

L’ex-maire avait admis avoir trempé dans un système de collusion et de corruption dans l’octroi des contrats publics à Laval, de 1996 à 2010, pour une fraude de plusieurs dizaines de millions de dollars. «On ne peut pas dévoiler comment on a pu récupérer les deux autres millions de dollars parce que nous sommes liés par des ententes de confidentialité», précise M. Demers.

Il ajoute que des négociations sont toujours en cours et qu’il faut s’attendre à réussir à en récupérer davantage.

2e mandat

Le maire Demers a annoncé dimanche qu’il tentera d’obtenir un deuxième mandat aux élections de novembre.

Le premier citoyen de Laval a aussi fait le point alors qu’il a été mis à l’amende par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) pour avoir prêté à son parti près de trois fois la limite permise par la Loi.

La Presse révélait cette semaine que M. Demers a prêté 28 000 $ à son parti lors des élections de 2013, alors qu’il ne pouvait en verser que 10 000 $.

«On ne le savait pas, à cette époque. On avait changé d’agent officiel durant la campagne et son remplaçant n’a pas eu cette information. C’est une erreur, mais sans conséquence», estime M. Demers.

Le maire contestera l’infraction relevée par le DGEQ. Il estime que malgré cette «erreur de bonne foi», il mérite la confiance des Laval­lois.

En 2013, M. Demers avait fait campagne en promettant de mener une chaude lutte contre la corruption en faisant un grand ménage après l’ère de le l’ex-maire Gilles Vaillancourt.