/weekend
Navigation

S’impliquer pour la relève au cinéma

S’impliquer pour la relève au cinéma
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Ayant fait ses débuts au grand écran à l’âge de 15 ans et travaillant aussi comme productrice depuis quelques années, l’actrice Karine Vanasse est bien placée pour savoir à quel point les jeunes créateurs ont besoin d’être soutenus et encadrés quand ils ­entament leur carrière dans le monde du cinéma. C’est la raison pour ­laquelle elle a décidé de s’impliquer auprès de la relève en devenant ­ambassadrice du Fonds des talents de Téléfilm Canada.

Créé il y a près de cinq ans, le Fonds des talents de Téléfilm Canada a la mission de venir en aide aux jeunes talents ­émergents canadiens (cinéastes, scénaristes ou producteurs) en ­finançant leur premier film.

Ce programme, qui fait appel au privé, s’adresse aux chefs d’entreprise, philanthropes et particuliers qui souhaitent ­encourager les cinéastes de la ­relève et, par conséquent, la ­culture canadienne.

«Le Fonds existe depuis près de cinq ans seulement et en peu de temps, ils ont ­réussi à aller chercher plus de 15 millions $ grâce à l’implication de ­différents ­directeurs d’entreprises, ­explique Karine Vanasse en entrevue au Journal.

«Ce qui est bien, c’est que le Fonds vient s’ajouter au financement de Téléfilm déjà existant. C’est donc un montant supplémentaire réservé aux talents émergents qui sortent des écoles. Ça leur fournit un mentorat et ça permet d’aider à financer leurs premiers films.

«Le but maintenant est de continuer ­d’aller chercher des gens qui vont vouloir s’impliquer dans ce programme. La ­tradition du mentorat est peut-être moins développée au Québec et j’ai envie de dire qu’il y aurait une place à remplir de la part des entrepreneurs québécois.»

Déjà utile

Jusqu’à maintenant, le Fonds des talents a permis le financement d’une cinquantaine de projets (dont les films québécois Le Dep et Un film de chasse de filles) qui ont déjà remporté plus de 70 prix à travers le ­monde. Karine Vanasse souligne que ces films n’auraient pas pu voir le jour sans l’aide du Fonds.

«L’objectif est de faire en sorte que les jeunes créateurs se ­sentent soutenus dès le début de leur carrière, indique ­l’actrice et productrice.

«C’est une façon de leur dire qu’on encourage leur talent sans leur mettre la pression que tout soit parfait dès leur premier film. J’ai moi-même démarré ma carrière très jeune et je sais à quel point c’est important de se sentir en confiance quand on commence dans ce métier.»

Karine Vanasse est particulièrement ­occupée par les temps qui courent. Elle a joué dans trois films québécois dans la dernière année (De père en flic 2, Et au pire on se mariera et Mr. Roach). À la télévision, elle joue un des rôles principaux de la série canadienne anglaise Cardinal.