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Affaire Alexis Vadeboncoeur : la défense des quatre policiers présente ses plaidoiries

Affaire Alexis Vadeboncoeur : la défense des quatre policiers présente ses plaidoiries
PHOTO GUILLAUME JACOB

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TROIS-RIVIÈRES – Après six semaines de procès, la défense a commencé à présenter ses plaidoiries au procès des quatre policiers accusés d'avoir malmené Alexis Vadeboncoeur lors de son arrestation en février 2013.

C'est Me Normand Bibeau, l'avocat de Marc-André St-Amant, qui a été le premier à plaider. Il a passé la journée à attaquer la crédibilité d'Alexis Vadeboncoeur, un jeune homme qu'il a maintes fois traité de menteur.

«On ne peut lui accorder ne serait-ce qu'un iota de crédibilité, c'est un fieffé menteur», a-t-il entre autres affirmé.

Me Bibeau a noté plusieurs contradictions dans le témoignage de la présumée victime.

Vadeboncoeur a déjà déclaré ne pas être un individu violent, puis quelques jours plus tard, il a finalement admis qu'il pouvait perdre patience facilement, et que ça pouvait le rendre violent.

L'avocat a noté que Vadeboncoeur était retourné commettre un vol de médicaments à la même pharmacie que celle qu'il avait braquée le soir du 2 février 2013, alors qu'il était en attente d'un procès.

Il a été condamné pour plusieurs accusations de vols et méfaits, et a brisé 13 fois ses engagements.

«Pour un jeune homme, on ne peut pas parler de longue feuille de route, mais de feuille d'autoroute quand on parle de son dossier criminel tellement il est garni», a déclaré Me Normand Bibeau.

L’arrestation

L'avocat a également longuement voulu démontrer que les policiers avaient agi selon les procédures enseignées.

Il a rappelé que lorsque Vadeboncoeur s'est retrouvé coincé dans le stationnement du Cégep, au lieu d'obéir aux ordres des policiers qui lui criaient de jeter son arme, de lever les mains et de reculer vers eux, il a plutôt choisi de leur faire face, arme à la main, de marcher vers eux et de s'accroupir avant de finalement laisser tomber son arme tout près de lui et de se coucher face contre terre, les bras en croix, mais en continuant de bien fixer les policiers.

Les agents étaient donc en droit de croire qu'il pouvait chercher une issue, une façon de leur échapper et de fuir.

Un des policiers avait d'ailleurs mentionné lors de son témoignage qu'il croyait que le jeune homme avait peut-être espéré que les policiers rengaineraient leur arme en le voyant au sol, et qu'il aurait pu à ce moment reprendre la sienne et les menacer.

Il y aura une pause mardi puisque certains des avocats impliqués n'étaient pas disponibles. La cause reprendra mercredi.

Les trois autres avocats de la défense ont annoncé qu'ils pourraient présenter leurs plaidoiries en une demi-journée chacun.

Ce sera ensuite au tour de la poursuite.

Le juge a spécifié qu'il souhaitait que l'ensemble des plaidoiries soit terminé au plus tard vendredi.