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Grâce au métro, moins malades et plus en forme!

Grâce au métro, moins malades et plus en forme!
Photo Agence QMI

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Des études britannique et japonaise l’ont démontré ces dernières années: l’utilisation du transport public diminue les risques de rhume ou grippe, d’obésité, de haute-pression, de diabète, etc. Bref, il n’y a pas que les pommes qui éloignent le docteur. Prendre l’autobus ou le métro, c’est associé à une meilleure santé

Il y a quatre ans, la London School of Hygiene and Tropical Medicine examinait le cas de 6000 Londoniens pour voir si l’utilisation du métro ou du bus augmentait les risques de contracter la grippe. La réponse : pas du tout. Au contraire, les gens qui voyagent en commun tombent moins souvent malades que les automobilistes. Voilà qui déboulonne le mythe de l’autobus/métro pathogène.

Mais n’y a-t-il pas plus de microbes dans l’air? Oui, mais c’est surtout à la suite d’un contact que la maladie s’attrape. «Combien de fois ça vous arrive vraiment que quelqu’un vous éternue en pleine face?» demande Alma Adler, une des épidémiologistes qui signe l’étude.

Exercice invisible

À Osaka, au Japon, une étude similaire a attiré l’attention. Ses résultats spectaculaires ont été présentés par l’Association américaine du cœur l’an dernier. Par rapport à l’automobiliste, le passager du métro/bus présente un bilan de santé nettement supérieur : 44% moins d’embonpoint, 27% moins de haute-pression et 34% moins de diabète.

L’étude japonaise démontrait aussi que l’utilisateur du métro/bus est (légèrement) en meilleure santé que les marcheurs et les cyclistes. La raison : la distance parcourue à pied. Si l’on compte les trajets pour aller et venir à pied des arrêts d’autobus aux destinations, et les transferts dans les stations, ça fait parfois beaucoup de marche.

S'exercer sans le savoir

Bref, selon l’étude d’Osaka, les citadins qui se déplacent à pied ou en vélo tendent à vivre près du bureau ou des services. Ils parcourent en moyenne une plus petite distance à pied que plusieurs utilisateurs du métro ou de l’autobus qui, sans le savoir, font plus d’exercice que la moyenne.

Vous vous répéterez ça la prochaine fois qu’une panne vous frustrera: «Au moins, le métro, c’est bon pour ma santé...»

Il me semble que si j’étais Philippe Schnobb, c’est un thème que j’envisagerais pour une éventuelle campagne de promotion de la STM.