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Gazon maudit à New York

Si l’Impact veut gagner des matchs, il faudra que les acteurs principaux de l’attaque comme Dominic Oduro et Ignacio Piatti, ainsi que Matteo Mancosu, «volent la vedette».
Photo AFP Si l’Impact veut gagner des matchs, il faudra que les acteurs principaux de l’attaque comme Dominic Oduro et Ignacio Piatti, ainsi que Matteo Mancosu, «volent la vedette».

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Si le Yankee Stadium est la ­maison qu’a bâtie Babe Ruth, il est maintenant devenu le ­chalet d’Andrea Pirlo et David Villa.

Malgré tout, le terrain de soccer qu’on dessine sur celui de baseball est loin d’être propice à une qualité de spectacle optimale. Comme le terrain du New York City FC est le plus étroit de la MLS, il est bien difficile pour les équipes qui s’y produisent d’offrir une qualité technique pendant 90 minutes. Ajoutez à cela la tempête de neige qui a sévi tout au long de la semaine et vous aviez des conditions de jeu extrêmes.

En fait, chaque club qui rend visite à l’équipe de Patrick Vieira doit prendre en considération les dimensions du terrain pour faire ses choix tactiques.

Samedi dernier, la superficie de jeu a eu une grande influence sur le résultat. Même si les conditions sont les mêmes pour les deux clubs, l’Impact a dû s’ajuster à des paramètres qu’il ne rencontre que rarement.

Cette réalité explique d’ailleurs en partie pourquoi le NYCFC n’a subi qu’une seule défaite au cours de ses dix dernières rencontres à domicile. Les joueurs en bleu ciel y sont plus habitués et ont trouvé les clefs pour y obtenir du succès en continu.

Les points qui comptent

Les Montréalais peuvent se ­réjouir de ce match nul obtenu dans la Grosse Pomme. D’abord parce que c’est un point arraché sur la route, ce qui est toujours difficile dans le circuit Garber. Ensuite, parce qu’il a empêché un rival d’association d’engranger un maximum de points chez lui.

Pour le moment, on ne prend pas la mesure de la portée du point, mais il pourrait avoir une incidence sur la fin de saison, d’autant plus que je vois le NYCFC terminer parmi les premiers dans l’Est de la MLS.

Par contre, force est de constater qu’après trois matchs, la troupe de Mauro Biello cherche toujours une première victoire. En ce sens, on ne peut pas considérer une récolte de deux points sur une possibilité de neuf comme un succès.

Surtout qu’à New York, le bleu-blanc-noir a joué avec le feu. Il a offert quelques bonnes occasions de marquer à l’adversaire sans que celui-ci en profite.

En général, David Villa ne rate pas souvent devant le filet adverse. Au dernier match, sa maladresse – inhabituelle – a permis à l’Impact de ­sauver les meubles.

Solidarité

Sur un petit terrain comme celui du Yankee Stadium, les consignes sont assez claires. L’équipe doit rester compacte défensivement en serrant les lignes et s’assurer de protéger le milieu.

De plus, il peut être judicieux de presser le ballon haut sur le terrain pour créer un peu de panique en ­défense.

Techniquement, pour les défenseurs, ça peut devenir étouffant puisque les attaquants arrivent rapidement pour fermer les lignes de passes.

D’un point de vue offensif, il est possible de gagner le ballon dans la moitié adverse et d’aller rapidement vers le but ce qui joue sur les qualités des attaquants de l’Impact.

Bref, en un clin d’œil, le match peut chavirer à cause d’une attaque rapide.

Le trident offensif

Depuis le début de la saison, les trois buts du XI montréalais ont été marqués par Matteo Mancosu, Ignacio Piatti et Dominic Oduro.

C’est dans l’ordre des choses et si l’Impact veut connaître une bonne saison, ces trois joueurs ont intérêt à avoir des statistiques intéressantes dans ce département.

Avec deux autres matchs sur la route, ces trois piliers offensifs devront ouvrir un peu plus la machine si l’équipe veut aller chercher des points, voire une victoire.

Ce sont les acteurs principaux de l’attaque qui auront à «voler la ­vedette».