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La moto gagne des adeptes sur les routes du Québec

Motorbike racing
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QUÉBEC | Boudée pendant quelques années à la suite de la hausse draconienne des frais d’immatriculation, la motocyclette a repris du poil de la bête au Québec. Le nombre d’engins à deux ou trois roues a grimpé de 39 % en sept ans.

Le creux de la vague a été atteint en 2010. On dénombrait alors un peu moins de 127 000 motocyclettes immatriculées dans la province. Les années sombres sont toutefois derrière nous et les ventes ne cessent d’augmenter.

À la fin de l’année 2016, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) comptait plus de 176 000 motocyclettes immatriculées dans ses registres. «On vend des motos en plein hiver. L’engouement, on le sent. Tranquillement, les gens se sont habitués à payer plus cher pour une plaque de moto, mais ils se sont aussi tournés vers d’autres modèles avec des plaques plus raisonnables. On entend souvent sur le plancher les gens dire qu’ils ne veulent pas payer la “grosse plaque”», confie Michel Paradis, propriétaire de SM Sport sur le boulevard Valcartier à Québec.

ENGOUEMENT « NOTABLE »

La «grosse plaque», c’est celle de plus de 1300 $ pour la moto sportive jugée «à risque» par la SAAQ.

Pour tous les autres types de motos, les prix varient aujourd’hui entre 246 $ et 575 $.

«Le phénomène revient. Moi, j’ai augmenté mes commandes de 38 % auprès de Suzuki et de Yamaha cette année, témoigne Martin Ratté, copropriétaire de Pro Performance à Boischatel. Les gens font le calcul. Ils peuvent avoir une très belle machine flambant neuve pour 6000 $. Ce n’est pas très cher. On voit aussi une recrudescence dans les écoles de conduite.»

L’engouement est «notable», observe le directeur général de la Fédération motocycliste du Québec, Jean-Pierre Fréchette.

«On est heureux de voir cette croissance-là, les fabricants le sont certainement aussi de leur côté. Mais la croissance n’est pas égale pour chaque secteur», remarque-t-il.

Selon lui, les «baby-boomers qui ont toujours rêvé d’avoir une moto» sont de plus en plus nombreux à se lancer.