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Fin du crédit d'impôt pour le transport en commun: des clients déçus

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Photo JOËL LEMAY / AGENCE QMI

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Plusieurs clients de la Société de transport de Montréal sont déçus par la décision du gouvernement Trudeau de mettre fin au crédit d’impôt sur le transport en commun.

La mesure en place depuis 2006, permettait de déduire jusqu’à 15 % de la valeur de son titre de transport.

« Ça me déçoit, c'était un bon incitatif pour le transport en commun, [un incitatif] équitable puisque c'était basé le revenu », estime Rémi Francoeur qui déduisait son titre de transport depuis 3 ans.

« Sur l'année, ça ne faisait pas une immense différence financière, mais c'était d'une certaine façon, une somme qui compensait un peu avec l'augmentation constante des tarifs », croit Laurence Deschamps, travailleuse autonome, qui pense aussi que c'était une façon d'encourager le transport collectif.

« C'est certain que je suis pas vraiment content, c'est une manière de nous faire payer plus d'impôt », lance Nicolas Pafos, qui ne possède pas de voiture.

« C'est vraiment dommage pour ceux utilisent régulièrement le transport en commun, car un des slogans c'est d'enlever la pollution et nous, on y contribue, maintenant, c'est comme si ça ne comptait plus », souligne Samuel Gonthier, étudiant en cinéma à Montréal qui comptait déduire sa passe depuis la rive sud, qui lui coûte 134 $ par mois.

Ce qu'ils ont dit

François Pépin, Transport 2000

Pour François Pépin, président de Transport 2000, le plus décevant dans l’annonce du retrait du crédit d’impôt est que l’incitatif ne sera pas remplacé. « C’est dommage oui, mais c’était une mesure dont l’efficacité n’avait été réellement prouvée », explique-t-il en soutenant que le réel incitatif reste l’amélioration des réseaux d’autobus et de métro. 

Annie Bérubé, Directrice des relations gouvernementales chez Équiterre.

« Cette mesure n’en est pas une qui nous touche. C’était tellement un petit crédit d’impôt et la plupart des gens n’étaient même pas au courant qu’ils y avaient droit », maintient la directrice des relations gouvernementales chez Équiterre, Annie Bérubé. Mme Bérubé affirme également qu’elle et les membres de son organisation sont très contents de l’ensemble du budget annoncé par le gouvernement fédéral.

Manon Hébert, utilisatrice de la STM.

« Bin non, c’est bin plate! », s’est exclamée Manon Hébert, une utilisatrice de la STM. « Même si je devais prendre tous les jours le métro, c’était un petit plus à la fin de l’année », poursuit-elle.