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Fraude soupçonnée par l’UPAC au ministère de la Justice: «extrêmement troublant», selon Véronique Hivon

Veronique Hivon
Photo d'archives Simon Clark

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Le Parti québécois exige que la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée précise les mesures qu’elle a prises pour préserver l’intégrité de son ministère. L’UPAC soupçonne qu’un système frauduleux s’y est installé.

« C’est très grave et extrêmement préoccupant», a réagi Véronique Hivon, porte-parole péquiste en matière de Justice.

Jeudi matin, notre Bureau d’enquête a révélé que l’Unité permanente anticorruption (UPAC) soupçonne un ancien directeur informatique du ministère de la Justice d’avoir été mêlé à un stratagème allégué de corruption pour l’octroi de millions de dollars en contrats publics.

Deux firmes auraient bénéficié du stratagème, DarTech et CPU Services. Les deux compagnies ont reçu la visite de l’UPAC durant la dernière semaine. Au moins un autre ancien employé du ministère intéresse l’UPAC, qui vérifie des contrats de 2006 à 2013.

« Considérant l’enquête en cours, je ne commenterai pas. Ce que je peux vous assurer, c’est que les autorités du ministère collaborent dans le cadre de l’enquête», s’est limité à dire la ministre Stéphanie Vallée.

Déclaration insuffisante

Sa vis-à-vis, Véronique Hivon, croit que cette déclaration ne suffit pas pour rassurer la population.

« Elle ne doit pas se mêler de l’enquête (...) Mais elle doit nous rassurer sur l’intégrité du ministère en nous disant quelles mesures ont été prises à l’intérieur de son organisation pour savoir qui travaillait sur ces contrats», explique la députée.

Rappelons que la perquisition reliée à ce dossier, au ministère de la Justice, remonte à novembre 2015. Ce n’est que jeudi matin que les détails de l’enquête ont été révélés. Puisque le ministère refuse de commenter en raison de l’enquête, il est donc impossible de savoir si un ou des employés qui auraient été mêlés au stratagème allégué ont conservé leurs tâches.

« Comment peut-on imaginer que la plus grande fraude informatique alléguée au gouvernement ait lieu au ministère de la Justice. C’est extrêmement troublant», ajoute Mme Hivon.

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