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Des promesses phares abandonnées

Les libéraux ont concrétisé une partie de leurs engagements électoraux

Periode des questions
Photo Simon Clark Le premier ministre Philippe Couillard

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Philippe Couillard n’a pas livré l’ensemble des dizaines de promesses faites aux Québécois lors de la campagne électorale de 2014. À 18 mois des élections et à la veille de son avant-dernier budget, Le Journal a fait l’examen de ses principaux engagements pour constater que certains ont été respectés, mais que plusieurs sont reniés ou retardés.

Sur les 250 000 emplois promis sur cinq ans, l’économiste Pierre Fortin est catégorique: «C’est impossible. Ça ne peut pas arriver avec la décroissance de la population active», note-t-il.

S’il a bien réussi à signer un budget à l’encre noire en 2015-2016, le gouvernement Couillard a renoncé à sa promesse d’investir davantage dans les infrastructures.

«Ça aurait pu compenser», estime le prof Fortin. En effet, le régime sec a fait mal. «On a eu une croissance épouvantable de l’économie pendant deux ans», a-t-il ajouté.

Les municipalités, qui ont subi d’importantes compressions dans les transferts provinciaux, ont toutefois obtenu les deux projets de loi sur la métropole et la capitale nationale ainsi qu’un partage des redevances liées aux ressources naturelles.

Une promesse brisée a touché les jeunes familles: l’indexation des tarifs de garde s’est transformée en un système complexe lié aux revenus familiaux.