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Agression sexuelle : deux heures d’attente au 911

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MONTRÉAL – Un centre d’accueil pour sans-abri s’interroge sur la façon dont la police traite les appels concernant les agressions sexuelles, après avoir attendu deux heures suite à un appel au 911.

Plusieurs membres du personnel du centre La Porte ouverte, situé sur le boulevard Dorchester à Montréal ont déclaré qu’une femme de 21 ans s’est présentée, jeudi matin, en expliquant avoir été violée par une connaissance, c’est ce qu’a rapporté CTV News.

Après l’avoir convaincue de contacter la police, le directeur général, David Chapman, a expliqué avoir appelé le 911 à trois reprises, en soulignant le fait qu’elle n'avait pas vraiment confiance en la police et qu’elle «aurait donc besoin d'être traitée avec sensibilité.»

Selon CTV, la police n'a pas considéré l'appel comme une priorité, car la jeune femme n’était pas en danger immédiat. De plus, elle a été violée au cours des 48 heures et seules les agressions sexuelles survenues au cours des dernières 24 heures sont signalées comme des appels prioritaires.

«Elle devenait anxieuse, et demandait "Où est la voiture?". Nous l’avons rassuré en lui disant que nous avions appelé la ligne d’urgence du 911, que c’était la meilleure chose à faire dans son intérêt et qu’ils n’allaient pas tarder. Puis nous avons continué d’attendre.»

Les agents sont finalement arrivés, deux heures après le premier appel. Même s’«ils ont agi de manière professionnelle», a précisé David Chapman, il semblerait qu’aucun rapport n’ait été fait et qu’aucun dossier ou carte n’aient été remis à la jeune femme ou aux personnels du centre. M. Chapman a également déclaré avoir l’intention de déposer une plainte auprès de la police.