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Le gagnant et le perdant de la semaine

Le gagnant et le perdant de la semaine

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Chers lecteurs, je publie mon politicien gagnant et perdant chaque semaine.

Gagnant : Carlos Leitao, Ministre des Finances

Les libéraux ont déposé, mardi leur troisième budget depuis 2014. Le gouvernement a réussi, en limitant la croissance des dépenses de l’État, à dégager un surplus de 2,5 milliards de dollars. Grâce à cette marge de manœuvre, le ministre a décidé d’investir principalement en santé et en éducation. Ainsi, 1500 personnes de plus seront embauchées pour l’aide directe aux élèves.

Les infrastructures en transport en commun occupent également une place importante pour le ministre des Finances. Québec prévoit investir 1,3 milliard dans le réseau électrique de Montréal et s’engage aussi dans la prolongation de la ligne bleue du métro de Montréal, ainsi que le SRB entre la ville de Québec et Lévis.

Enfin, les contribuables auront un peu de répit. Avec une baisse d’impôt de 55 $ et l’abolition de la taxe santé dès cette année, M. Leitao versera à un couple de classe moyenne 510 $. Rappelons-nous que les libéraux étaient venus chercher 1300 $ depuis leur arrivée au pouvoir. Ils nous en redonnent un peu et c’est quand même appréciable.

Je considère M. Leitao gagnant de la semaine, parce que ce budget n’est pas critiqué très sévèrement. Outre les remontrances habituelles des syndicats, qui en veulent toujours plus, et les quelques attaques attendues des oppositions, les chroniqueurs et les analystes politiques vont presque tous dans le même sens. Il s'agit d'un bon budget, surtout en prévision des élections de 2018.

Perdant : Philippe Couillard, premier ministre

La semaine allait pourtant bien pour les libéraux et pour le premier ministre, Philippe Couillard. Le budget était bien accueilli et François Legault avait trouvé le moyen de se mettre les pieds dans les plats avec le pont de Québec. Survint alors l’histoire de Bombardier et des hausses de salaire vertigineuses que les hauts dirigeants se sont votées. Ce geste d’un grand manque de jugement me rappelle quand les chefs d’entreprises des constructeurs automobile américains étaient venus quémander de l’argent à Washington... en jet privé. Je suis très déçu de la réaction du premier ministre qui nous dit ceci : « Fondamentalement, c’est une question qui regarde l’entreprise et ses actionnaires ». Une réponse musclée était nécessaire de la part de ce gouvernement. Cependant, quand il s’agit de Bombardier, les libéraux sont toujours prudents. La présence de l’ex-premier ministre Daniel Johnson sur le conseil d’administration n’est certainement pas étrangère à la réaction mollassonne de monsieur Couillard.

Autre dossier qui risque de hanter le premier ministre, c’est sa proximité alléguée avec le toxique Marc-Yvan Côté. Les courriels dévoilés hier à la une du journal de Québec et de Montréal démontrent clairement que M. Côté était actif dans la campagne au leadership de M. Couillard en 2013. Je suis convaincu que monsieur Couillard n’a pas demandé personnellement à Marc-Yvan Côté, mais son organisatrice en chef l’a fait.

En conclusion pour Marc-Yvan Côté et en mémoire de Jean Lapierre, je lui donne le mot de la fin : « On ne va pas mettre Dracula en charge de la banque de sang », faisant référence à l’implication de Marc-Yvan Côté au PLC. Salut salut.