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Une «chronique» de la bâtonnière qui dérange

Toute forme de publicité est interdite dans la course au bâtonnat sauf celle offerte par le Barreau

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Dans la course au bâtonnat durant la période électorale et pendant celle du scrutin, «aucune publicité n’est permise à l’exception de celle offerte par le Barreau». Or il semble bien que l’actuelle bâtonnière fasse fi de cette directive.

Depuis le 22 février dernier, les journaux du groupe Capitale Médias publient de façon hebdomadaire une page intitulée «Le droit simplifié».

Sous la plume de Claude Thibault, «avocate et médiatrice», qui, selon le site internet du Barreau, partage la même adresse de bureau que celle de la bâtonnière, on y mentionne qu’une chronique juridique sera publiée au profit des lecteurs pour les «aider à y voir plus clair sur les questions de droits».

En bas de page, invariablement, on retrouve aussi «le mot de la bâtonnière» ainsi que la photo de Me Claudia Prémont qui brigue un deuxième mandat.

Or, la présence dans cette page du «mot» de Me Prémont dérange certains avocats qui remettent en question la pertinence de cette présence puisque toute forme de publicité est interdite durant la course au bâtonnat, et ils y voient là une forme de publicité «détournée».

« Scandalisé »

«Supprimer tout bandeau ou extrait publicitaire qui met actuellement en évidence la candidate au bâtonnat aurait pour effet de respecter la Loi du Barreau et ses règlements sur l’élection, tout en maintenant la publicité “informationnelle” destinée au public et aux avocats», a fait savoir Me François Leduc, avocat en droit du travail qui s’est dit «scandalisé» par une telle «publicité».

Au surplus, l’avocat se questionne quant aux dates choisies pour présenter les chroniques dites «informatives» puisqu’elles coïncident avec la course au bâtonnat.

Questionnée à ce sujet, Martine Meilleur, porte-parole pour le Barreau du Québec a fait savoir qu’il s’agissait là «d’une campagne institutionnelle destinée aux citoyens», point à la ligne, et n’a pas voulu faire d’autres commentaires.