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Terrains contaminés: le gouvernement du Québec investit 120M$

Christine Fréchette, pdg de la Chambre de commerce de l’est de Montréal, Réal Ménard, responsable de l’environnement au comité exécutif de la Ville de Montréal, Franz Benjamin,  conseiller de l’arrondissement de Saint-Michel, Martin Coiteux, ministre responsable de la région de Montréal et David Heurtel, ministre de l’Environnement.
Laurence Houde-Roy Christine Fréchette, pdg de la Chambre de commerce de l’est de Montréal, Réal Ménard, responsable de l’environnement au comité exécutif de la Ville de Montréal, Franz Benjamin, conseiller de l’arrondissement de Saint-Michel, Martin Coiteux, ministre responsable de la région de Montréal et David Heurtel, ministre de l’Environnement.

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Le gouvernement du Québec investit 120 M$ pour décontaminer 300 terrains et souhaite pouvoir ensuite leur trouver des acquéreurs.
 

Ce montant, qui fait partie de la nouvelle politique de protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés, servira directement aux terrains abandonnés qui tombent entre les mains de l’État. "On a tous déjà vu des stations-service abandonnées ou des réservoirs de mazout abandonnés, et où il ne se passe rien pendant des années ", a donné en exemple David Heurtel, ministre de l’Environnement, dimanche lors de l’annonce.
 
Ce montant ne couvrira pas la décontamination de tous les terrains abandonnés, mais Québec en ciblera certains à travers la province en fonction de certains critères, comme la lutte aux îlots de chaleur et aux changements climatiques. Le but est de décontaminer 100 terrains de stations-service appartenant à de petits propriétaires ainsi que 200 terrains résidentiels contaminés par du mazout.

Site derrière le Complexe environnemental de Saint-Michel où se situait autrefois la carrière Miron.
Laurence Houde-Roy
Site derrière le Complexe environnemental de Saint-Michel où se situait autrefois la carrière Miron.

 Alors que plusieurs entreprises hésitent à prendre possession de ces terrains en raison des coûts élevés de décontamination nécessaires, le ministre de l’Environnement soutient que cet investissement permettra de futurs investissements privés.
 
À ceci s’ajoute la bonification du programme ClimatSol qui offrira 55 M$ aux villes et entreprises qui souhaitent décontaminer des sols.
 
Le gouvernement du Québec exigera également des entreprises à haut risque de contaminer l’environnement, telles que les entreprises pétrochimiques, qu’elles fournissent des garanties financières avant la réalisation de leurs projets.
 
«Ça ne va pas régler tout, a expliqué le ministre Heurtel, mais en ayant des garanties financières mises de côté, s’il y a des entreprises qui décident de ne pas respecter leurs obligations, ne nettoient pas, décident de disparaître ou font faillite, au moins on aura ça pour limiter les dégâts.»